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Elections municipales: La République en marche divisée à Rueil-Malmaison

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Des marcheurs de la liste Rueil Ensemble et Libre ont choisi de ne pas se ranger derrière le candidat investi officiellement par le parti présidentiel, à savoir Patrick Ollier, membre des Républicains.

Cédric Villani, exclu de La République en marche après avoir refusé de se rallier à Benjamin Griveaux pour les prochaines élections municipales, est loin d'être la seule tête de liste à ne pas respecter les choix d'investiture faits par le parti présidentiel pour le scrutin de mars prochain.

À Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, des marcheurs de la liste Rueil Ensemble et Libre ont eux aussi décidé de ne pas se ranger derrière le candidat investi officiellement par La République en marche. Le parti de la majorité a en effet décidé d'accorder son soutien à Patrick Ollier, maire depuis 2004 et membre... des Républicains. Proche de Nicolas Sarkozy et président de la Métropole du Grand Paris, la tête de liste d'Ensemble pour Rueil, p brigue un 4e mandat de maire.

"On garde nos valeurs"

La décision de la commission d'investiture de LaREM est ainsi très mal passée du côté du chef de fil de la liste dissidente, François Jeanmaire, qui déplore cette rupture avec le parti de la majorité.

"On était une quarantaine à travailler. On a passé des samedis entiers à construire un programme avec des idées bien précises, avec une volonté d'associer les Rueillois à notre démarche", a-t-il expliqué à BFM Paris.

Le candidat assure pourtant que quand il n'a pas été investi, lui et ses soutiens ne se sont "pas résignés". "On garde nos valeurs, et on se lance dans les élections municipales", a-t-il ajouté.

De nombreuses listes dissidentes

De son côté, Patrick Ollier dénonce "des querelles personnelles", estimant que ses administrés "n'ont pas envie qu'on passe notre temps à des chicayas politiciennes de gens qui ne pensent qu'à leurs problèmes d'égo", a-t-il clamé.

Le cas de Rueil-Malmaison est loin d'être isolé. Amiens, Toulouse, Besançon... Dans seize des 60 plus grandes villes de France, des listes La République en marche dissidentes ont maintenu leurs candidatures pour les élections municipales malgré les décisions contraires de leur parti.

Juliette Mitoyen