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Élections municipales à Lyon: Denis Broliquier candidat, la droite part divisée

L'Hôtel de ville de Lyon.

L'Hôtel de ville de Lyon. - JEFF PACHOUD / AFP

Le maire du 2e arrondissement a annoncé sa candidature ce mercredi matin. Il dit ne pas partager la vision d'Etienne Blanc, candidat LR.

La droite, qui pouvait nourrir quelques espoirs aux municipales à Lyon en raison des déchirements de la majorité macroniste, partira finalement elle aussi divisée, puisque le maire du 2e arrondissement Denis Broliquier a annoncé mercredi sa candidature.

Denis Broliquier, membre de la formation Les Centristes d'Hervé Morin, dirige depuis 18 ans cet arrondissement prospère, qui couvre le quartier commerçant de la Presqu'île ainsi que le nouveau quartier de la Confluence.

"Ni la même vision, ni la même ambition"

A l'appui de sa candidature, il a avancé son "lien intime" avec la ville, "nourri par ses racines lyonnaises et son amour de Lyon". Il visait ainsi implicitement le candidat des Républicains Etienne Blanc, longtemps élu de Divonne-les-Bains (Ain), à la frontière suisse.

"J'ai discuté avec Etienne Blanc: nous n'avons ni la même vision, ni la même ambition pour Lyon, ni la même méthode", a affirmé l'élu.

La droite a souvent par le passé expliqué ses échecs à Lyon, ville de tradition centriste, par son incapacité à se rassembler.

Rencontre avec les autres leaders lyonnais

Avant de se lancer, Denis Broliquier a affirmé avoir discuté avec tous les autres protagonistes des municipales, "à l'exception des extrêmes". Il reconnait avoir ainsi rencontré dans ce cadre les frères ennemis de la macronie locale Gérard Collomb, David Kimelfeld et Georges Képénékian.

Denis Broliquier a expliqué s'inscrire dans la logique des scrutins à deux tours, où l'on se compte d'abord avant de faire l'union.

"Macron a fait exploser le paysage politique. Aux élections locales, ça n'a plus de sens de parler de droite ou de gauche. Ce qui est important, ce sont les hommes et le projet", a-t-il fait valoir.

Une possible participation à l'élection métropolitaine?

Il a regretté que les principaux leaders politiques ne s'intéressent qu'à l'élection métropolitaine - la métropole étant le véritable siège du pouvoir lyonnais.

"Les leaders lyonnais n'ont que le mot métropole à la bouche et laissent de côté la ville de Lyon" et ses 500.000 habitants, a-t-il dénoncé, en réservant pour plus tard l'annonce de sa décision sur une participation ou non à l'élection métropolitaine.

En 2014, Denis Broliquier, qui se présentait alors avec les Républicains, avait obtenu 52,98% des voix au second tour dans son arrondissement.

B.R. avec AFP