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Pour Raphaël Glucksmann, la gauche et sa "mentalité de videur de boîte de nuit" risque de "disparaître"

Invité de BFM Politique ce dimanche, le candidat et tête de liste Place publique/Parti socialiste aux Européennes a regretté la multiplicité des listes de gauche aux élections du 26 mai prochain.

À un peu plus d'un mois des élections européennes, Raphaël Glucksmann a regretté sur notre antenne l'offre trop importante de listes de gauche et écologiques proposée aux électeurs français.

Interrogé sur les similitudes de son programme avec ceux de candidats tels que Yannick Jadot (Europe Écologie - Les Verts) et Benoît Hamon (Génération.s), la tête de liste de Place publique, soutenue par le Parti socialiste, affirme avoir oeuvré "pour qu’il y ait une seule offre politique" à gauche en vue des élections du 26 mai, sans succès.

"On a refusé ça par patriotisme de structure. À gauche, il y a cette mentalité de videur de boite de nuit, qui est: 'Je protège mon espace, aussi petit soit-il'", a-t-il déclaré sur le plateau de BFM Politique.

Le candidat a également pointé du doigt "des logiques de chapelles" et "les ego" de certains politiques, qui rendent selon lui "le rassemblement quasi-impossible à gauche”.

"C'est absolument inconséquent d'avoir plusieurs offres politiques à gauche"

Raphaël Glucksmann a affirmé qu'il était "absolument inconséquent d’avoir plusieurs offres politiques à gauche” et a mis en garde contre les risques d'une multiplicité de listes de ce côté de l'échiquier politique.

"On en est là. La situation historique c’est que, la gauche, elle peut disparaître, et qu’il y a des millions d’électeurs et d'électrices qui peuvent ne pas se retrouver représentés. C'est une catastrophe, on peut évoluer vers un scénario à la polonaise où la droite libérale affronte la droite nationaliste", a averti notre invité.

Raphaël Glucksmann a également indiqué que le seul moyen de faire basculer le Parlement européen à gauche et s'inscrire "dans un rapport de force avec la droite libérale" serait d'intégrer le groupe social démocrate au Parlement. Un point de désaccord majeur entre le candidat de Place publique et certaines têtes de liste aux programmes proches du sien, comme Yannick Jadot, notamment.

Juliette Mitoyen