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Deux jours de garde à vue pour une demande d'inflation à Dati

Le 27 septembre dernier, Rachida Dati était l'auteur d'un malheureux lapsus...

Le 27 septembre dernier, Rachida Dati était l'auteur d'un malheureux lapsus... - -

Un homme a passé 48 heures en garde à vue pour avoir envoyé des courriers électroniques à Rachida Dati qui faisaient référence à son récent lapsus sur l'inflation, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

L'ancienne ministre de la Justice, maire du VIIe arrondissement de Paris et députée européenne, avait utilisé le mot "fellation" au lieu d"inflation" dans une émission de télévision le 26 septembre.

Agé d'une quarantaine d'années, cet habitant de Bourg-de-Péage (Drôme) au chômage a été interpellé la semaine dernière par trois agents de la section régionale de la police judiciaire de Lyon.

Son appartement a été perquisitionné et son ordinateur saisi. Il a été déféré au parquet et placé sous contrôle judiciaire.

"C'est du délire, c'est totalement disproportionné", a déclaré vendredi à Reuters son avocat, Ivan Flaud. "Je suis scandalisé par cette justice des puissants contre les pauvres."

Selon l'avocat, son client aurait demandé dans le mail à Rachida Dati de "lui faire une inflation".

"Si ces mails avaient été envoyés à la voisine de mon client, il n'y aurait jamais eu de garde à vue", a-t-il ajouté.

Cité par le quotidien Le Dauphiné Libéré, le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, estime qu'il n'y a rien de disproportionné dans cette affaire.

"L'outrage est caractérisé dès lors qu'une expression est de nature à rabaisser la considération réservée à une personne publique", déclare-t-il

L'homme comparaîtra devant la justice le 3 décembre. Il a interdiction de rentrer en contact avec Rachida Dati.

Caroline Girardon, édité par Jean-Baptiste Vey