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Décision "incongrue", "rapacité sans limite": les politiques vent debout contre Vinci Autoroutes

Après l'annonce de l'intention de Vinci Autoroutes de faire payer les automobilistes ayant bénéficié des "péages gratuits", les politiques de tous bords ont dénoncé la décision de l'entreprise.

Lundi, le groupe Vinci Autoroutes a annoncé que les automobilistes n'ayant pu payer les péages empruntés pendant la mobilisation des gilets jaunes devront régulariser leur situation, mais seront exemptés de l'amende prévue par le code de la route.

"Très incongru"

"Je trouve ça très incongru, pour le dire avec politesse. Ce n'est pas une bonne manière de procéder dans la période", a déclaré Benjamin Griveaux sur franceinfo.

"J'invite les cadres dirigeants du groupe Vinci à aller sur les rond-points. Il faut savoir entendre ce que les Français ont dit", a-t-il ajouté. "C'est ma conviction personnelle (...). Je considère que le comportement n'est, à mon avis, pas optimal", a-t-il poursuivi. 

Sur BFMTV le député de la majorité Bruno Bonnell a affirmé "être terriblement choqué" par l'annonce de Vinci, espérant que cette dernière soit "une fake news ou une erreur". Le député ajoute qu'oser émettre cette idée est "inexcusable".

Toujours sur BFMTV Boris Vallaud, député PS des Landes, a dénoncé la "posture" de Vinci qui "relève du grotesque". Le député rappelle que "dans ce contexte chacun doit faire des efforts, Vinci comme les autres."

"Petitesse minable"

De son côté le président des Patriotes, Florian Philippot a qualifié de "petitesse minable" l'annonce de Vinci Autoroutes, affirmant que le groupe "s'engraisse déjà avec notre argent".

Pour Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France l'entreprise fait preuve d'une "rapacité sans limite".

Sur BFMTV, Ludovic Pajot, député RN du Pas-de-Calais trouve "scandaleux" que Vinci "s'attaque aux automobilistes", en rappelant comme Nicolas Dupont-Aignan, les bénéfices de l'entreprise et le fait qu'elle augmentera ses tarifs en 2019.

B.L. avec AFP