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Crues dans les Alpes-Maritimes: Macron prévient qu'on "ne pourra pas reconstruire à l'identique"

Le président de la République s'est rendu ce mercredi dans trois villages lourdement sinistrés par les intempéries qui ont frappé le Sud-Est vendredi.

Au terme d'un déplacement dans les Alpes-Maritimes, dans trois communes lourdement touchées par les crues provoquées par la tempête Alex, Emmanuel Macron a prévenu que certaines maisons des communes sinistrées ne pourraient pas "être reconstruites à l'identique".

"Ce sont des travaux d'aménagement qu'il faut faire avec les collectivités territoriales. Il faut poursuivre ce travail, qui est un travail très précis", a fait valoir le chef de l'État au cours d'un entretien télévisé, expliquant qu'il faudrait "penser l'aménagement de notre territoire un peu différemment".

"Dans ce cadre-là, pour être très concret, oui, on doit aller voir certains habitants et leur dire 'la maison que vous occupez, il va falloir l'évacuer'. Des maisons qui aujourd'hui ont disparu dans certaines vallées ne pourront pas être reconstruites à l'identique", a-t-il détaillé, assurant que "la législation le permet(ait)".

Un arrêté de catastrophe naturelle pris

55 communes sont concernées par l'arrêté de catastrophe naturelle qui a été pris, a annoncé Emmanuel Macron au cours de son déplacement dans les Alpes-Maritimes. Un arrêté pris en trois jours, "un record", a-t-il fait valoir.

100 millions d'euros vont dans un premier temps être mis sur la table par l'État pour la reconstruction des infrastructures dans la région sinistrée. Une somme qui s'élèvera, "à coup sûr", a poursuivi Emmanuel Macron, à "plusieurs centaines de millions d'euros" à terme afin de reconstruire ces villages dévastés par les intempéries.

Le bilan alourdi à 5 morts

Emmanuel Macron a également confirmé que le bilan atteignait désormais 5 morts. 7 personnes sont toujours portées disparues, et 13 sont considérées comme des "disparus potentiels".

"Je veux d'abord commencer par avoir une pensée pour toutes les victimes", a déclaré le président de la République, qui a tenu à saluer "la mobilisation de tout le monde".

"La nation a fait bloc", a-t-il déclaré.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV