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Christian Jacob annonce sa candidature à la présidence des Républicains

Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, le 15 mai à Paris

Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, le 15 mai à Paris - AFP - Geoffroy van Der Hasselt

Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale est le premier à avoir officialisé sa candidature à la tête du parti Les Républicains. Le scrutin interne est prévu les 12 et 19 octobre.

Christian Jacob remplacera-t-il Laurent Wauquiez à la tête des Républicains?Le président du groupe LR à l’Assemblée a annoncé ce vendredi au Figaro être candidat à la présidence des Républicains "pour bâtir un projet d'alternance". 

"Notre famille doit revenir à son ADN originel, rassembler la droite avec toutes ses sensibilités, qui doivent être le reflet de la société française", a expliqué Christian Jacob, premier candidat déclaré au scrutin interne prévu les 12 et 19 octobre.

Réconciliation à l'intérieur du parti

Les Républicains doivent élire un nouveau président après la démission de Laurent Wauquiez dans la foulée du désastre électoral des européennes (8,48%).

"Les Républicains ne sont pas à la recherche d'un homme providentiel. Ils doivent retrouver leur capacité à porter un collectif. Nous devons poser les bases d'une réconciliation avec tous ceux qui nous ont quittés ou pris leurs distances", a ajouté le député de Seine-et-Marne.

Ancien syndicaliste agricole, ex-maire de Provins (Seine-et-Marne), Christian Jacob a été ministre délégué à la Famille (2002-2004), aux PME (2004-205) et à la Fonction publique (2005-2007) sous la présidence de Jacques Chirac. Il préside le groupe UMP, devenu LR, à l'Assemblée nationale depuis 2010. Sa candidature fait office de démarche de consensus pour de nombreux ténors LR, avant tout soucieux d'éviter "une nouvelle guerre des chefs".

Encouragements

Le patron des députés LR "a le soutien privé de François Baroin, de Laurent Wauquiez et les encouragements de Nicolas Sarkozy", selon un dirigeant du parti.

Son homologue au Sénat, Bruno Retailleau - qui a annoncé cette semaine qu'il ne serait pas candidat pour éviter une "guerre des chefs" - a au contraire jugé que Christian Jacob ne devrait pas être candidat "par procuration. Il ne faudrait pas qu'il se laisse emprisonner par ceux qui veulent que rien ne change".

Parmi les autres candidats potentiels figurent notamment les députés Guillaume Peltier, Guillaume Larrivé et Julien Aubert. Chaque candidat devra être parrainé par 13 parlementaires et au moins 1% d'adhérents à jour de cotisation. 

Ambre Lepoivre avec AFP