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Charles Pieri placé en garde à vue pour des "injures" envers la veuve Erignac

Charles Pieri, ex-FLNC

Charles Pieri, ex-FLNC - -

Soupçonné d'être l'auteur d'un message injurieux envers Dominique Erignac, la veuve du préfet assassiné, l'ex-leader nationaliste Charles Pieri a été placé en garde à vue ce mardi matin à Ghisonaccia, en Corse.

L'ex-chef du FLNC (Front de libération nationale corse) Charles Pieri, a été entendu par les gendarmes ce mardi matin à Ghisonaccia dans le cadre de l'enquête ouverte sur la diffusion sur Facebook d'un message injurieux envers la veuve du préfet Erignac. Une enquête a été ouverte par le parquet d'Ajaccio.

Charles Pieri est arrivé accompagné de ses deux enfants. L'association de défense des prisonniers dits "politiques" Sulidarita avait elle appelé à un rassemblement de soutien. Son placement en garde à vue survient au moment même où a lieu à Paris une réunion sur l'avenir de l'île autour de la ministre Jacqueline Gourault, chargée des affaires corses, et des deux dirigeants nationalistes de l'île, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Un rôle de premier plan "inquiétant"

Tout en saluant la réaction "rapide, claire et nette" de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse, qui a dénoncé fermement le message injuriant Dominique Erignac dès dimanche midi, Jacqueline Gourault a jugé "inquiétant" mardi matin sur CNews que Charles Pieri reprenne un rôle de premier plan "dans le parti de Jean-Guy Talamoni", Corsica Libera.

Dans une rare interview accordée à Corse-matin, Charles Pieri avait annoncé avant la visite d'Emmanuel Macron en Corse, les 6 et 7 février, "reprendre une place de responsable dans l'exécutif" de Corsica Libera. Il avait ensuite participé à la manifestation organisée à l'appel de Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni le 3 février.

La modification constitutionnelle sur la table

De leur côté, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni évoquaient ce mardi en fin de matinée avec Jacqueline Gourault l'inscription de la Corse dans la Constitution. Une mesure annoncée par Emmanuel Macron pendant sa visite en Corse.

"C'est le début d'une discussion concrète" et "ce matin nous allons demander aux représentants de la collectivité de Corse ce qu'ils souhaitent précisément à travers la modification constitutionnelle", a expliqué sur CNews Jacqueline Gourault.

M. F. avec AFP