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Ces ministres qui dépenseraient sans compter

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Le journal Le Monde a constaté une forte hausse des effectifs et des primes dans la majorité des ministères. Alors même que François Fillon avait donné des consignes strictes en 2007.

+397 personnes dans les ministères et +5 millions pour le montant des primes distribuées : c'est, selon le journal Le Monde (qui cite l'annexe au projet de loi de finances pour 2009) la hausse constatée du budget de fonctionnement des ministères entre septembre 2007 et juillet 2008.

En arrivant à Matignon, en mai 2007, François Fillon avait pourtant fixé des règles à ses ministres : pas plus de 20 conseillers par ministre et 4 conseillers par secrétaire d'Etat. A l'heure actuelle, ces plafonds sont dépassés de 20%. De plus, les personnels (sécurité, assistance administrative, intendance ou logistique) affectés dans les ministères ont augmenté en moyenne de 15%.

Les « bons » élèves
Seuls Eric Woerth (Budget), Brice Hortefeux (Immigration), Rachida Dati (Justice), Christine Boutin (Logement) et Christine Albanel (Culture) respecteraient le plafond de conseillers ministériels fixé par Fillon.

Les « mauvais » élèves
Luc Chatel (Industrie et consommation) détiendrait le record : 18 conseillers pour un secrétariat d'Etat.
Le pôle « économie et finances » de Christine Lagarde aurait embauché 21 nouveaux conseillers en un an et ses effectifs auraient augmenté au total de 66 personnes.
Le pôle « travail et solidarité » de Xavier Bertrand aurait embauché 36 personnes, dont 15 dans les cabinets.
Pas un seul secrétariat d'Etat du gouvernement ne compterait moins de 6 conseillers à ses côtés.

Alors que Matignon a apporté un démenti à ces chiffres, Patrick Roger, l'auteur de l'article dans Le Monde, était sur RMC pour confirmer qu'il « persiste et signe ».
Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et ancien ministre du gouvernement Villepin, trouve « ces chiffres troublants, car le Permier Ministre avait établi une règle claire ». Selon lui, « c'est vrai que le boulot au cabinet d'un ministre est un travail extrêmement prenant et il est normal que les personnes aient une indemnité particulière. En même temps, les cabinets de ministre n'ont pas été inventés aujourd'hui. Sans doute les responsables ont-ils voulu recruter dans le privé, mais il faut payer les gens plus cher. Mais servir un gouvernement, c'est quelque chose qui peut justifier que des gens fassent un effort financier ».

La rédaction et Hugo Perrier-Bourdin & Co