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Castaner s'attaque aux bandes

Le ministre de l'Intérieur a notamment annoncé vouloir établir une cartographie "cage d'escalier par cage d'escalier" des territoires des bandes.

Il montre les muscles. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a souhaité jeudi "une remise à plat du plan d'action" contre les bandes, avec notamment l'instauration de "référents dans chaque commissariat" et une "cartographie" de ces groupes "cage d'escalier par cage d'escalier".

Dix jours après la mort d'un jeune de 13 ans à la suite d'une altercation entre bandes aux Lilas (Seine-Saint-Denis), un adolescent de 16 ans a été tué par arme blanche dans la nuit de mardi à mercredi lors d'une rixe dans le XXe arrondissement de Paris. Trois suspects de 18 à 20 ans ont été placés en garde à vue

"Combat sans faille"

Avec des "moyens nouveaux en effectifs humains" et de "nouvelles modalités d'intervention", le gouvernement entend "mener un combat sans faille contre les bandes et contre la violence qui aujourd'hui semble devenir un espèce de sport national", a déclaré le ministre lors d'un déplacement dans le XIXe arrondissement de Paris.

Les rivalités de bandes dans l'est de Paris et la banlieue nord de la capitale ont été à l'origine de plusieurs décès d'adolescents ces derniers mois.

"En deux ans, huit jeunes hommes sont morts dans ces combats sur Paris. C'est totalement inacceptable et donc je souhaite vous annoncer que nous allons remettre à plat le plan de lutte contre les bandes", a déclaré Christophe Castaner.

Renseignement

"Je souhaite que nous fassions évoluer notre approche du renseignement, (...) que nous fassions une approche par individu", a-t-il souligné, réclamant "une cartographie précise des différents lieux occupés par ces bandes, cage d'escalier par cage d'escalier, mètre carré par mètre carré".

Dans les services de police judiciaire, "nous spécialiserons des femmes et des hommes qui seront en charge du suivi, avec le procureur de la République, de ces bandes", a-t-il ajouté, en prônant également l'instauration "dans chaque commissariat de référents (...) en charge du suivi des bandes".

Banalisation

"La violence de ces bandes est totalement inacceptable. Je ne laisserai pas des jeunes de bandes devenir les maîtres d'un quartier et terroriser un quartier. (...) Nous répondrons par la fermeté à ces comportements", a-t-il affirmé.

"La place des jeunes est à l'école, au collège, au lycée, elle n'est pas dans la rue à 2 heures du matin, elle n'est pas de vivre ces scènes de violences terribles qui hélas se banalisent", a-t-il lancé.
Louis Nadau avec AFP