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Bruno Le Maire veut supprimer l'ENA par laquelle il est pourtant passé

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- - Eric Piermont - AFP

Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite et du centre, souhaite modifier la façon dont sont aujourd'hui formées les élites politiques françaises. Et la refonte du système doit passer selon lui par la disparition d'un symbole de l'administration française: l'ENA (Ecole Nationale d'Administration).

"Il est temps de supprimer l'ENA, explique le député LR dans Le Parisien. Elle a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau: celui des entrepreneurs, de la créativité, de l'innovation."

Difficile de dire si Bruno Le Maire parle de lorsqu'il évoque les "fonctionnaires de grande qualité", mais le député de l'Eure est bien passé par l'ENA dont il est sorti en 1998. Ce qui ne l'empêche pas d'imaginer une remplaçante pour l'école strasbourgeoise. 

Une récompense pour les meilleurs

Pour remplacer l'ENA, Bruno Le Maire imagine une formation qui surviendrait au bout de dix ans passés dans la fonction publique, et réservée aux meilleurs fonctionnaires de France. 

"L'ENA sera supprimée et remplacée par une école d'application sur le modèle de l'Ecole de guerre (qui forme les officiers supérieurs des armées), à laquelle les hauts fonctionnaires les plus méritants pourront avoir accès au bout de dix ans, pour leur permettre de franchir une nouvelle étape dans leur parcours professionnel" explique Bruno Le Maire.

Et Bruno Le Maire en profite pour s'en prendre à Emmanuel Macron, toujours en disponibilité de la fonction publique où il était inspecteur des finances. Interrogé sur la démission de l'ancien ministre de l'Economie, l'élu de droite l'invite à aller "au bout de sa démarche". "Notamment en démissionnant de la fonction publique et en se confrontant à François Hollande" précise Bruno Le Maire qui a lui quitté la fonction publique en 2009.

P.A.