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Le gouvernement annonce la "fin progressive" des animaux sauvages dans les cirques itinérants

La ministre de la Transition écologique a fait plusieurs annonces ce mardi matin en faveur du bien être de la faune sauvage captive. Les cirques itinérants et les delphinariums sont notamment concernés.

"Ce n'est pas seulement la fin d'une période, c'est le début d'une nouvelle ère". La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a fait ce mardi matin une série d'annonces en faveur du bien être de la faune sauvage captive, parmi lesquelles la "fin progressive" des animaux sauvages dans les cirques itinérants et la fin de la présence d’orques et de dauphins dans les delphinariums français.

"Nous allons soutenir la reconversion des cirques traditionnels"

"Nous allons avancer progressivement vers la fin des animaux issus d’espèces sauvages dans les cirques itinérants, en nous fondant sur l’incompatibilité des espèces concernées à vivre dans ces conditions itinérantes", a annoncé Barbara Pompili, assurant que le gouvernement va accompagner les circassiens, les montreurs d’ours et les dresseurs de loups dans ce "changement majeur".

"Nous allons travailler avec eux au devenir des animaux concernés. Nous allons soutenir la reconversion des cirques traditionnels vers d’autres spectacles, sans animaux issus d’espèces sauvages, comme certains l’ont déjà fait", a-t-elle fait valoir.

Quant aux salariés des cirques, le gouvernement va déployer pour eux "les mécanismes de formation continue et de reconversion professionnelle pour les aider à se diriger vers d’autres métiers s’ils le souhaitent".

La fin des orques et des dauphins en delphinariums

Barbara Pompili a également fait plusieurs annonces concernant les delphinariums. "Dès à présent, nous n’autoriserons plus l’ouverture de nouveaux delphinariums. Et pour les 3 delphinariums qui existent dans notre pays, nous cessons l’introduction de nouveaux animaux et la reproduction en captivité", a détaillé la ministre.

Et d'ajouter: "Nous allons dès maintenant travailler avec leurs responsables pour mettre progressivement un terme à la détention à fin de spectacle des cétacés en France. Ce sera plus rapide pour les 4 orques qui restent en captivité en France que pour les dauphins, pour lesquels il nous faudra probablement 7 à 10 ans pour préparer la suite, et notamment identifier des solutions d’avenir pour les animaux restants".

"Nous allons aussi travailler tout de suite au devenir des animaux actuellement en delphinariums", a-t-elle précisé, évoquant la piste d'un "sanctuaire" pour les acueillir. "La France doit étudier la création d’un tel lieu, à la fois pour accueillir les animaux, mais aussi pour l’éducation ou la recherche".

En ce qui concerne les salariés, soigneurs et dresseurs de ces structures, Barbara Pompili a assuré là encore que le gouvernement "sera à leurs côtés pour accompagner leur reconversion".

La fin des élevages de visons à fourrure

La ministre a également annoncé la fin de l'élevage de visons pour leur fourrure et le soutien aux actions collectives des parcs zoologiques pour l’amélioration des conditions de détention des animaux, notamment via l'encadrement des spectacles et l'instauration de nouvelles normes pour certains espèces aux besoins particuliers.

"C’est une transformation progressive de ces secteurs que nous engageons. Une transformation qui ne doit pas être pensée contre les professionnels concernés, mais bien avec eux. Cette transition devra s’étaler sur plusieurs années, parce qu’elle va changer la vie de nombreuses personnes. Nous devons les respecter et les accompagner, et c’est ce que le Gouvernement s’engage à faire", a assuré Barbara Pompili.

Adrienne Sigel