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Aurélie Filippetti ne voulait "pas avaler d'autres couleuvres"

Aurélie Filippetti  au micro de Jean-Jacques Bourdin mardi sur BFMTV et RMC.

Aurélie Filippetti au micro de Jean-Jacques Bourdin mardi sur BFMTV et RMC. - BFMTV

VIDEOS. Invitée de Jean-Jacques Bourdin mardi sur BFMTV et RMC, Aurélie Filippetti, désormais ex-ministre de la Culture du gouvernement Manuel Valls, a expliqué: "Il y a des moments où l'on doit choisir de reprendre sa liberté".

Démissionnaire du gouvernement Valls I et non-candidate à une fonction dans la version II, Aurélie Filippetti justifie son départ du ministère de la Culture pour des raisons idéologiques et de "loyauté à ses électeurs" lorrains. L'ancienne porte-parole du candidat François Hollande assure cependant qu'elle "soutiendra le prochain gouvernement.

#Le choix: "une décision très lourde"

Aurélie Filippetti quitte le gouvernement de Manuel Valls et ne fera pas partie de celui annoncé dans la journée. "Il y a des moments où l'on doit choisir de reprendre sa liberté pour agir et ce n'est pas compatible avec l'appartenance au prochain gouvernement", a-t-elle expliqué sur BFMTV et RMC mardi. "C'est une décision très lourde. J'ai été loyale pendant deux ans et j'ai été investi d'une grande mission au ministère de la Culture".

"Il y avait un désaccord sur ce qu'est la loyauté. J'ai choisi d'être loyale vis à vis de mes électeurs, justifie Aurélie Filippetti. On ne peut pas accepter d'avaler d'autres couleuvres". Manuel Valls a notamment demandé à ses ministres "l'adhésion à la ligne politique définie par lui-même et le président de la République".

Mais, "ma volonté n'était pas de créer une crise gouvernementale. Je soutiendrai le prochain gouvernement", assure-t-elle. 

#L'ambition politique: "une politique économique alternative"

"Sur la politique économique, la gauche a une voix à faire entendre. Un certain nombre de nos électeurs, de nos élus, de nos militants mais aussi les Français ont envie que l'on puisse porter une politique économique alternative", a déclaré Aurélie Filippetti. "Ce que nous demandions, ce n'était pas un changement complet, radical, de la politique économique menée. Simplement que l'on puisse adresser un message aux Français sur le chômage, le pouvoir d'achat, une répartition un peu différente de l'effort des 50 milliards d'économies de réduction du déficit".

#L'engagement: favorable à une VIe République

"La Ve République est datée, il faut moderniser les institutions", assure Aurélie Filippetti qui plaide pour une VIe République à l'instar d'Arnaud Montebourg ou de Jean-Luc Mélenchon. 

#La crainte: une montée du FN en France et en Lorraine

Aurélie Filippetti, élue dans la région, a mis en avant le "risque" de la présence du Front National au second tour de l'élection présidentielle en 2017, évoquant "la montée constante du Front National partout et en particulier dans un certain nombre de régions frappées par la désindustrialisation, par la crise" à laquelle la gauche doit répondre "par un message volontariste."

Samuel Auffray