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"Affligeant", "pathétique": le tweet ironique de Raquel Garrido sur une vidéo de manifestants écrasés au Venezuela ne passe pas

Raquel Garrido

Raquel Garrido - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Raquel Garrido est au centre d'une polémique sur Twitter, ce mercredi, après avoir établi une comparaison entre la gestion de la crise des gilets jaunes par Christophe Castaner et la répression des anti-Maduro au Venezuela.

L'ancienne porte-parole de La France Insoumise, Raquel Garrido, a provoqué un début de polémique sur Twitter dans la nuit de mardi à mercredi.

La chroniqueuse télé a partagé une vidéo, assez violente, de manifestants vénézuéliens anti-Maduro écrasés par un véhicule blindé de l'armée à Caracas, accompagnée de cette remarque:

"Ils avaient reçu un coup de fil de Castaner déclarant: 'la manif n'était pas déclarée'". 

Le blindé a chargé, mardi, sur un groupe de manifestants qui protestaient devant La Carlota, la base aérienne d'où l'opposant Juan Guaido a annoncé le ralliement de militaires à sa cause.

Un tweet critiqué 

L'utilisation de ces images pour attaquer la gestion politique de la crise des gilets jaunes par le Premier ministre, Christophe Castaner, a été fortement critiquée sur les réseaux sociaux. Des utilisateurs anonymes ont qualifié le tweet de "pathétique", "d'affligeant" ou encore "d'indécent et choquant". 

Olivier Véran, député LaREM de l'Isère, a également fait part sur Twitter de son indignation.

Ce mercredi matin, Raquel Garrido a répondu aux critiques en affirmant vouloir "bien écouter les indignations de tout le monde SAUF des macronistes radicalisés qui n’ont fait, depuis 5 mois, que JUSTIFIER chaque mutilation, blessure, emprisonnement, atteinte à la liberté de manifester des gilets jaunes".

Elle a également précisé ne pas soutenir Nicolas Maduro mais "ceux qui tentent d'organiser l'après-Maduro par des voies pacifiques". 

Clément Boutin