BFMTV

Violences conjugales à Toulouse: "5 minutes après le départ de la police, les coups et les cris ont repris de plus belle" 

Samedi soir, cette Toulousaine a enregistré puis diffusé sur Twitter les cris de sa voisine victime de violences conjugales. Elle reproche aux policiers d'être intervenus mais rapidement repartis, en l'absence de plainte de la victime.

"Mon voisin bat sa femme en toute impunité." La vidéo qu’a posté Sophia fait froid dans le dos. Dans la nuit de samedi à dimanche, elle a enregistré les cris de sa voisine du dessous, entrecoupés de bruits sourds et d’insultes prononcées par son conjoint violent. Alertée, Sophia descend accompagnée de sa sœur et d’une autre voisine pour faire cesser ce chaos, mais en vain. Elle contacte alors police-secours.

"Ils ont fait un contrôle d’identité et ils sont repartis, malgré mes demandes de rester. Cinq minutes après leur départ, les coups et les cris ont repris de plus belle. Je leur ai demandé de revenir. Le 17 m’a dit qu’ils étaient déjà passés et qu’ils ne reviendraient pas. Alors j’ai pris mon téléphone, j’ai filmé et j’ai tweeté parce que je ne savais plus quoi faire", livre-t-elle au micro de BFMTV.

Un différend "très bruyant"

De son côté, police-secours assure avoir respecté la procédure. Nelson Bouard, directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne explique:

"La dame qui était à son domicile a été contactée à quatre reprises tout au long du week-end et a toujours manifesté son refus de déposer plainte. Elle a surtout indiqué qu’elle était dans le cadre d’un différend avec son conjoint, certes très bruyant. Mais elle a indiqué qu’il ne s’agissait que d’une dispute et qu’elle ne souhaitait pas l’intervention de la police".

Mais Sophia ne compte pas en rester là. Sur Twitter elle "exige que cette femme soit protégée et que ce soit le conjoint violent qui soit expulsé du logement". Les habitants de l’immeuble ont également décidé d’écrire au procureur de Toulouse pour apporter leurs témoignages. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Ambre Lepoivre