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Violences à Paris: des CRS filmés en train de ramasser des maillots du PSG, l'IGPN saisie

Capture d'écran de la vidéo Live de Brut.

Capture d'écran de la vidéo Live de Brut. - Rémy Buisine

Une vidéo du journaliste Rémy Buisine montre des fonctionnaires de police en train de plier et de ranger ce qui ressemble à des t-shirts, près de la boutique du PSG sur les Champs-Élysées, lors du 18e samedi de mobilisation des gilets jaunes. La police des police a été saisie, ce dimanche.

Des policiers sont soupçonnés d'avoir dérobé des maillots du Paris Saint Germain, lors du 18e samedi de mobilisation des gilets jaunes qui a eu lieu dans la capitale, et qui a été marqué par un important regain de violences sur les Champs-Élysées. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie par la préfecture de police de Paris, a-t-on appris ce dimanche d'une source proche de l'enquête, confirmant une information de Checknews pour Libération.

Une vidéo du journaliste Rémy Buisine diffusée en Live pour Brut montre un policier en uniforme en train de plier ce qui ressemble à des vêtements de couleur blanche avant de les ranger dans un sac à dos noir. D'après Checknews, la scène se déroule sur les Champs-Élysées, devant la boutique du PSG. 

Sur les réseaux sociaux, la séquence a beaucoup fait réagir. De nombreux internautes accusent déjà les policiers de "vol".

"Des images embarrassantes"

À 4 min 56 secondes du Live vidéo, on aperçoit donc en arrière-plan un policier en train de ramasser des maillots rouges et bleus qui gisent au sol de la boutique des Champs-Élysées, dont les vitrines ont été brisées, avant que l'intérieur ne soit saccagé. 

Puis quelques secondes plus tard, à la 5e minute du live, un policier plie distinctement des vêtements avant de les ranger dans un sac à dos noir, dans un coin entre la boutique du PSG et une palissade de travaux. L'homme est encerclé par plusieurs agents de police, alors que des manifestants sont encore sur place.

La caméra est ensuite chahutée et la diffusion en direct se stoppe soudain. Rémy Buisine affirme être touché par des coups de matraque, bien que cela ne soit pas visible à l'image. On entend alors le journaliste se plaindre auprès des policiers, alors qu'il accuse l'un d'eux de ne pas porter de matricule visible. Ce à quoi l'un d'eux réplique en accusant les médias d'être des "mythos".

Des images "embarrassantes" pour les forces de l'ordre, admet une source policière à Checknews. La préfecture de police, elle, n'a pas souhaité commenter ces images. La CGT-Police Île-de-France, elle, assure à Franceinfo qu'il ne s'agit pas de vol mais d'une procédure classique de "collecte de pièces à conviction".

Alexandra Gonzalez, avec Jeanne Bulant