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Police-Justice

Viol présumé au 36: une confrontation organisée entre la touriste et les policiers

Le juge d'instruction en charge du dossier d'un viol présumé sur une touriste canadienne, par des policiers au 36 quai des Orfèvres, va recevoir dans son bureau, lundi après-midi, les deux parties. L'occasion de confronter les deux versions qui s'opposent.

Que s'est-il passé dans la nuit du 23 avril 2014 des les locaux du 36 quai des Orfèvres? C'est ce que va chercher à savoir le juge d'instruction en charge de l'affaire du viol présumé d'une touriste canadienne par trois policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). L'enquête va connaître une étape décisive avec la confrontation des deux parties lundi après-midi. 

Depuis le début de cette affaire, deux versions s'affrontent. Celle de la jeune femme canadienne, âgée de 35 ans, face à celle des trois officiers de la BRI. À ce jour, deux d'entre eux sont mis en examen pour "viol en réunion", le troisième a été placé sous statut de "témoin assisté". Cette confrontation devrait permettre aux enquêteurs d'y voir plus clair. 

Rapport sexuel consenti

Une chose est sûre: la jeune femme a rencontré les policiers au Galway, un pub irlandais situé en face du 36 quai des Orfèvres. Les officiers étaient venus se détendre après une formation commando. Ils sympathisent rapidement avec la touriste canadienne. De l'aveu de tous, l'ambiance est très alcoolisée. Le groupe décide de se rendre au mythique siège de la police parisienne pour une petite visite des lieux.

C'est à partir de ce moment que les versions divergent. La jeune femme affirme avoir été violée par trois ou quatre fonctionnaires dans les locaux de la BRI au 4e étage. Les officiers eux expliquent que la touriste s'est déshabillée avant de se promener pieds et seins nus dans les couloirs avant de danser. Les policiers nient en bloc toute accusation de viol, l'un d'entre eux reconnait un rapport sexuel consenti. 

Début septembre, 105 policiers du 36 ont été soumis à un test ADN. Les enquêteurs cherchent à savoir à qui appartient le sperme retrouvé sur les sous-vêtements de la touriste canadienne. Les analyses sont toujours en cours. 

J.C. avec Cécile Olliver