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Val-d'Oise: un policier municipal passé à tabac en marge d'une cortège de mariage

Un véhicule de police municipale - Image d'illustration

Un véhicule de police municipale - Image d'illustration - AFP

La victime a été hospitalisée à la suite de l'agression.

Ce qui devait être un événement joyeux restera entaché d’un déferlement insensé de violence. Samedi après-midi, Arnaud, un policier municipal "hors service mais d’astreinte" a été violemment agressé par plusieurs individus qui participaient à un cortège de mariage dans les rues de la commune de Moisselles dans le Val-d’Oise souligne Le Parisien.

Ne comprenant pas la raison du blocage de sa rue, la victime se présente aux abords des véhicules et "commencé à filmer en cas de problème" selon ses propos rapporte le quotidien francilien. C’est alors que la situation s’envenime.

"Un des conducteurs m’a demandé pourquoi je prenais les plaques d’immatriculation. Je n’ai pas eu le temps de répondre, j’ai reçu un coup de pied par une personne puis une salve de coups par un groupe" poursuit-il.

Intervention providentielle

Pour tenter de calmer ses agresseurs, la femme et la belle-sœur d’Arnaud tentent de s’interposer, sans succès. "Mon épouse a aussi été blessée" confirme-t-il. Et en prenant que leur victime était un policier, les coups ont redoublé, lui faisant perdre connaissance.

Finalement, c’est l’intervention providentielle d’un gérant de café voisin et d’un client qui mettra fin au lynchage. "Ils ont aussi été agressés. Sans eux, j’aurai été anéanti, ces deux personnes sont des héros" affirme Arnaud, qui a passé la nuit à l’hôpital d’Eaubonne. Ses agresseurs seront interpellés peu après.

"Ce qui s’est passé est grave. Ils auraient pu me tuer. Je suis aussi inquiet pour ma femme et mon fils qui a tout vu, ça s’est déroulé à 20m de chez moi."

Une confrontation a eu lieu avec l’auteur des premiers coups.

Les pouvoirs publics indignés

Du côté des pouvoirs publics, c’est l’indignation. La maire de la commune affirme vouloir alerter les ministres de l’Intérieur et de la Justice de la situation. "C’est consternant. Je ne compte pas en rester là. Nous allons déposer plainte et nous constituer partie civile" affirme-t-elle.

De son côté, le député de la circonscription parle "d’affront à la République."

Hugo Septier