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Une enquête ouverte après le vol de 1.600 explosifs anti-taupes

Deux policiers en vêtements traditionnels musulmans interpellent un suspect, mercredi à Marseille

Deux policiers en vêtements traditionnels musulmans interpellent un suspect, mercredi à Marseille - Capture d'écran

La police judiciaire a ouvert une enquête après le vol, dans plusieurs jardineries de la Loire, la Haute-Loire et la Saône-et-Loire, de 1.600 boîtes d'explosifs anti-taupes. Combinés, ils pourraient permettre de fabriquer une petite bombe artisanale.

Plus de 1.600 boîtes de "détaupeurs" contenant des explosifs ont été volées la semaine dernière dans une vingtaine de grandes surfaces de jardinage dans au moins trois départements, des faits troublants qui ont entraîné la saisine de la police judiciaire.

Aucune hypothèse exclue

"Plus de 1.600 détaupeurs ont été subtilisés sur trois départements", la Loire, la Haute-Loire et la Saône-et-Loire, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Selon une autre source, des vols similaires ont également eu lieu dans le Rhône.

Le "détaupeur" est un destructeur de taupes constitué d'un pétard introduit dans la galerie de l'animal. Il contient un explosif, du perchlorate de potassium, en infime quantité. Aucune hypothèse n'est exclue, y compris une piste terroriste dans le contexte actuel, même si la PJ garde la main.

"Ne pas voir la main de Daesh partout"

"On peut aussi être sur une commande faite à des gens de l'Est. Ils ont des commandes du type pots catalytiques, lames de rasoir alors pourquoi pas des détaupeurs", ajoute cette source. "Il ne faut pas voir la main de Daesh partout! Il y a 25 ans déjà, des vols existaient dans les jardineries. C'est très localisé", a souligné une autre source proche de l'enquête.

Le ou les auteurs des vols, avec ces quantités dérobées, auraient de quoi constituer un stock de 800 grammes d'explosifs et pourraient fabriquer une petite bombe artisanale, avait estimé cette dernière source avant que le nombre de boîtes volées ne soit dévoilé.

la rédaction avec AFP