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Une Américaine accusée d'avoir dissimulé "un bébé dans un sac" à l'aéroport de Manille

Une Américaine, Jennifer Talbot, 42 ans, est accusée par les autorités philippines d'avoir dissimulé "un bébé dans un sac" à l'aéroport de Manille

Une Américaine, Jennifer Talbot, 42 ans, est accusée par les autorités philippines d'avoir dissimulé "un bébé dans un sac" à l'aéroport de Manille - George CALVELO, AFP

Cette Américaine de 42 ans a été inculpée de trafic d'êtres humains pour avoir essayé de ramener un bébé aux Etats-Unis en le dissimulant dans son sac.

Elle risque plusieurs dizaines d'années d'emprisonnement. Les autorités philippines ont accusé une Américaine d'avoir tenté de faire sortir clandestinement du pays un nourrisson en le dissimulant dans un sac à l'aéroport de Manille d'où elle s'apprêtait à embarquer pour les Etats-Unis.

Jennifer Talbot, 42 ans, qui ne possédait aucun papier d'identité correspondant à cet enfant âgé de six jours, a réussi à passer mercredi tous les contrôles de sécurité et de l'immigration. Ce n'est qu'au niveau de la porte d'embarquement de l'aéroport international de Manille qu'elle a été confondue par le personnel.

Inculpée pour trafic d'êtres humains

Les responsables du service de renseignement des Philippines ont expliqué qu'elle "portait un bébé garçon dans un sac en bandoulière" au moment d'embarquer pour un vol à destination des Etats-Unis.

Jennifer Talbot a été inculpée ce jeudi de trafic d'êtres humains, ont indiqué les autorités lors d'une conférence de presse à laquelle assistait l'Américaine, vêtue d'un uniforme pénitentiaire orange. Elle n'est cependant pas poursuivie pour enlèvement.

La mère biologique retrouvée?

Selon les enquêteurs, le nourrisson, qui a été confié aux services de protection de l'enfance, est né d'une mère philippine dans le sud du pays, avant d'arriver à Manille par avion. 

Les conditions exactes dans lesquelles Jennifer Talbot a obtenu ce bébé font toujours l'objet d'une enquête. Les autorités pensent cependant avoir retrouvé la mère biologique.

Manon Fossat avec AFP