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Un directeur d'école retrouvé mort poignardé près de Metz

25 enquêteurs sont mobilisés pour élucider le meurtre d'un directeur d'école à Metz.

25 enquêteurs sont mobilisés pour élucider le meurtre d'un directeur d'école à Metz. - -

Les enquêteurs ont constaté "au moins 10 blessures" sur son corps. Selon le procureur, le vol n'est pas le mobile du crime.

Un directeur d'école de 51 ans a été retrouvé mort poignardé dans sa voiture garée sur un parking, à Woippy, dans la banlieue nord de Metz, selon deux sources proches du dossier interrogées mercredi.

Le corps, atteint de plusieurs coups de couteau, a été retrouvé dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on précisé de mêmes sources, confirmant des informations du Républicain lorrain.

"Au moins 10 blessures"

"Le vol n'est pas le mobile ou la raison de cette affaire", a précisé le procureur de Metz, Pierre-Yves Couilleau, lors d'une conférence de presse mercredi. Et pour l'instant "aucun élément n'accrédite l'hypothèse d'un conflit avec un parent d'élève", a-t-il également relevé.

Les enquêteurs ont constaté "au moins 10 blessures" sur son corps, ainsi que des taches de sang sur le sol et sur le véhicule. Les blessures ont été portées par "un objet piquant et tranchant", mais aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux, a poursuivi Pierre-Yves Couilleau.

25 enquêteurs sur l'affaire

Le corps a été retrouvé mercredi vers 1h du matin par les policiers dans "une position incohérente" sur le siège du passager avant. C'est sa compagne qui, ne voyant pas son conjoint rentrer du travail, a prévenu la police municipale mardi soir vers 19h30.

Une autopsié devait être pratiquée jeudi après-midi à l'institut médico-légal de Nancy. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire et l'a confiée à l'antenne de la police judiciaire de Metz, qui a mis 25 enquêteurs sur l'affaire, ainsi que des moyens de police technique et scientifique.

Les traces sur la voiture sont en cours d'analyse. Une enquête de voisinage a démarré, et les policiers se penchent aussi sur l'emploi du temps et la personnalité de la victime.

Peillon fait part de son "effroi"

Une cellule psychologique a été mise en place dès le début de la matinée pour prendre en charge les élèves, dont l'accueil restait néanmoins assuré dans les salles de classes.

La victime, originaire de la région, habitait une commune voisine et assurait la direction de l'école primaire Paul-Verlaine de Woippy depuis septembre 2011.

Dans un communiqué dans la soirée, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon a fait part de son émotion, disant avoir appris "avec effroi" le décès du directeur d'école. Le ministre a adressé "ses plus sincères condoléances" à sa famille et à ses proches et s'est dit solidaire du personnel éducatif.