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Triple homicide à Carvin: le conjoint mis en examen pour meurtres

Policier

Policier - Photo d'illustration - AFP

La mère de famille, tuée avec deux de ses enfants, avait porté plainte contre son conjoint en octobre pour des faits de violence. La procédure avait été classée sans suite par le parquet de Béthune.

L'homme soupçonné d'avoir tué sa concubine et deux enfants de celle-ci à l'arme blanche à Carvin (Pas-de-Calais) est sorti de l'hôpital et a été mis en examen pour meurtres, a indiqué lundi le parquet de Béthune. L'individu, "qui n'a pas d'antécédents judiciaires ni psychiatriques", a été placé en garde à vue "dès sa sortie de soins intensifs", a précisé le parquet dans un communiqué. 

Il a été présenté samedi à la juge d'instruction et mis en examen des chefs "de meurtre sur concubine", "de meurtre sur mineure de 15 ans", "de meurtre ainsi que de violences sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité", et il a été placé en détention provisoire.

La mère et ses deux enfants tués à l'arme blanche

Le 5 avril vers 22h45, les policiers étaient intervenus à la suite "d'un appel du voisinage évoquant un différend familial". Dans le logement, les policiers avaient découvert "trois personnes grièvement blessées à l'arme blanche" et, malgré l'intervention des secours, leur décès avait "rapidement été constaté".

Un quatrième individu, âgé d'une quarantaine d'années selon une source policière, présentait "des plaies correspondant à des coups de couteau qu'il se serait infligés", avait affirmé le parquet. 

Cette personne avait "spontanément déclaré être l'auteur des coups mortels, sans donner plus d'explications" et avait été transportée "dans un état critique" au centre hospitalier de Lille.

Une plainte avait été déposée en octobre par la victime

Les trois victimes étaient sa concubine, âgée de 36 ans, et deux des enfants de cette dernière "âgés de 16 et 11 ans". La mère de famille avait porté plainte contre son conjoint en octobre pour des faits de violence.

Elle avait "ensuite retiré sa plainte" et l'homme avait "contesté les faits". "Faute d'autre élément probant", la procédure avait été classée sans suite par le parquet de Béthune. 

Ju. M. avec AFP