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Toulouse: un policier attaqué au couteau dans un commissariat

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- - Le policier travaille à l'accueil du commissariat. (Image d'illustration)

Un homme a été interpellé après avoir tenté de dérober l'arme de service d'un policier qui travaille à l'accueil du commissariat de Toulouse. N'y parvenant pas, il a alors sort un couteau.

Un policier de Toulouse a été agressé au couteau dans son commissariat, a appris BFMTV auprès d'une source policière. Le pronostic vital du policier, adjoint de sécurité à l'accueil du bâtiment situé rue du Rempart Saint-Etienne, qui a été blessé à la gorge n'est pas engagé. L'auteur de l'acte a été interpellé.

Selon nos informations, cette agression a suivi un dépôt de plainte qui a mal tourné. Le suspect aurait cherché à saisir l'arme de service du fonctionnaire, sans y parvenir. Il aurait alors sorti un couteau et a blessé le policier au cou. Ce sont des collègues de la victimes, alertés par les cris, qui ont maîtrisé l'agresseur avant qu'il ne la blesse à nouveau.

Connu pour des faits de violence

L'homme interpellé est déjà connu pour des faits de violence. Il présente des antécédents psychiatriques, notamment pour "une fixation sur la Direction générale de la sécurité intérieure", selon une source policière, mais il ne fait l'objet d'aucune fiche S. Le service régional de la police judiciaire de Toulouse a été saisie de l'enquête. 

Le ministre de l'Intérieur a tenu à apporter "son entier soutien" au policier "sérieusement blessé" ainsi qu'à "sa famille, ses proches et à l'ensemble de ses collègues". Le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, a appelé à la plus grande "prudence". Expliquant que le suspect a déjà connu "plusieurs hospitalisations" dont la dernière s'est achevée en février dernier, la "motivation de cet homme n'est pas cernée".

Le nom de cet homme apparaît dans deux dossiers, l'un pour tag, le second pour dégradations volontaires et violences sur personne dépositaire de l'ordre public à l'occasion d'une manifestation pro-palestinienne où il avait lancé des cocktails molotov sur les policiers. La première affaire avait été classée sans suite, la seconde une décision d'irresponsabilité pour cause de trouble mental avait été prononcé. Dans les deux cas, une abolition du discernement avait été relevée.

J.C. avec Alexandra Gonzalez et Marion Dubreuil