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Soupçonnés à tort de maltraitance sur leur bébé, des parents poursuivent l’hôpital Robert-Debré

Nourrisson

Nourrisson - DIDIER PALLAGES / AFP

Les parents d'un petit garçon, soupçonnés à tort de maltraitance sur leur bébé, ont porté plainte contre l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, à Paris.

L'an dernier, Émeline et Hedi ont été séparés de leur fils Owen pendant deux mois après avoir été signalés à tort pour maltraitance sur leur bébé. Ils portent aujourd'hui plainte contre l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, rapporte Le Parisien.

Tout commence le 28 novembre 2016 quand leur bébé, alors âgé d'un mois et demi, présente un gonflement à la jambe gauche. Le couple, qui pensait à une piqûre d'insecte ou à une allergie, se rend alors dans un premier hôpital proche de leur domicile en Seine-et-Marne. Les médecins diagnostiquent une fracture du fémur gauche et le petit garçon est transféré à Robert-Debré à Paris, où il est hospitalisé le lendemain. Le 1er décembre, l'hôpital adresse un signalement aux autorités judiciaires pour maltraitance. Six jours plus tard, Owen est placé dans une famille d'accueil. 

Une fragilité osseuse 

Fin décembre, des analyses complémentaires révèlent finalement une "fragilité osseuse, possiblement transitoire" chez l'enfant, due à une carence fœtale en vitamine D, détaille Le Parisien. Cette conclusion permet alors la levée du placement le 23 février 2017.

"Les premiers examens effectués sur Owen l’ont été dans le cadre d’une suspicion de maltraitance. Ce n’est qu’après son placement que d’autres recherches ont été réalisées et parce que nous les avons réclamées. Il faut changer l’ordre des choses", assurent-ils. 

De son côté, l’hôpital Robert-Debré rappelait, lors du placement de l'enfant, son rôle de précurseur dans "la mise en place des Cellules de prévention de la maltraitance des mineurs". Dans une lettre datée du 9 mars dernier adressée au couple, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) souligne par ailleurs que la décision de placement provisoire appartient au magistrat, qui "s'est fondé sur plusieurs éléments pour statuer". L’AP-HP fait également remarquer que les analyses génétiques ont été réalisées "à la demande des services de l’hôpital" et non du médecin traitant de la famille.

M.P