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Sécurité routière: un conducteur sur deux ne comprend pas certains panneaux

Le panneau B52 signalant des "zones de rencontre" entre piétons, cyclistes et voitures où les véhicules ne doivent pas dépasser les 20 km/h.

Le panneau B52 signalant des "zones de rencontre" entre piétons, cyclistes et voitures où les véhicules ne doivent pas dépasser les 20 km/h. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

Selon une étude, un conducteur sur deux reconnaît ne pas comprendre la signification de certains panneaux de signalisation.

Les résultats de cette enquête dévoilée lundi par Le Parisien ont de quoi préoccuper. Selon une étude menée conjointement par l'association Prévention routière, l'entreprise de réparation de vitrages de véhicules Carglass et la société d'assurances Allianz, un conducteur sur deux dit avoir des doutes quant à la signification de certains panneaux de signalisation. Explications.

Des nouveaux panneaux

"Depuis l'apparition du nouveau Code de la rue en 2006 et le développement des circulations douces en ville, sept nouveaux panneaux sont apparus dans l'Hexagone", explique au quotidien Thomas Le Quellec, de la Prévention routière. Exemple avec les panneaux B52 dans les centres-villes signalant des "zones de rencontre" entre piétons, cyclistes et voitures où les véhicules ne doivent pas dépasser les 20 km/h (notre photo).

Ou encore le panneau carré signalant un double sens cyclable survenu en juillet 2010 à Paris. Trois autres signalisations nouvelles sont ensuite apparues en 2011 et 2012. Autre explication: "Les infrastructures routières ont beaucoup changé en France depuis les années 60", détaille encore la Prévention routière.

Afin de (re)mettre à niveau les conducteurs, l'association 40 Millions d'automobilistes propose ainsi "une piqûre de rappel tous les quinze ans sur des simulateurs de conduite". Et "pour inciter les Français à suivre ces formations, il faudrait qu'elles soient financées par les assureurs ou que le conducteur qui accepte de se mettre à la page bénéficie d'un crédit d'impôt", suggère le délégué général de l'association Pierre Chasseray, interrogé par Le Parisien.

M.G.