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Racket en bande organisée à Colombes: 22 jeunes arrêtés

Le racket avait lieu dans cette zone, devant le collège privé Jeanne d'Arc, à Colombes.

Le racket avait lieu dans cette zone, devant le collège privé Jeanne d'Arc, à Colombes. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les agresseurs présumés ont tous entre 15 et 17 ans, sauf un, qui est majeur. Les victimes, au nombre de 80 environ, sont des collégiens d'une école privée.

Vingt-deux jeunes ont été arrêtés cette semaine, accusés d'avoir racketté près de 80 collégiens d'une école privée de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, pour leur dérober leur téléphone portable et leurs vêtements de marque, a indiqué vendredi le parquet de Nanterre.

Les vols, qui concernaient en majorité des téléphones portables iPhone et des manteaux de la marque Canada Goose, coûteux et à la mode, ont débuté en mai 2013 et pris fin en février 2014, a précisé le procureur de la République de Nanterre, Robert Gelli.

"En février, il y avait au moins un vol par jour", a-t-il souligné, alors que quelque 80 victimes, des collégiens de l'Institut Jeanne-d'Arc de Colombes, ont été recensées. "C'était une équipe relativement organisée qui travaillait dans un secteur précis et ciblait les objets. Les vols étaient commis à la sortie de l'école entre 17 heures et 19 heures".

Ils s'en vantaient sur Facebook

La bande agissait par petits groupes de cinq. Certains faisaient état de leurs méfaits sur leur compte Facebook, ce qui a permis aux policiers du commissariat de Colombes de les identifier, avec l'aide des témoignages des victimes et la géolocalisation des téléphones portables. Soixante-dix policiers ont été mobilisés pour procéder aux arrestations.

Parmi les vingt-deux jeunes interpellés, qui pour la plupart habitent la cité des Musiciens à Colombes, un seul est majeur, tous les autres étant âgés de 15 à 17 ans. Celui qui semble être le leader de la bande aurait commis à lui seul 22 faits, selon le procureur de la République.

Vingt d'entre-eux ont été déférés et deux remis en liberté. Le jeune majeur devait être présenté en comparution immédiate dans l'après-midi. Le parquet a demandé un mandat de dépôt pour certains et le placement en centres éducatifs fermés ou établissements d'accueil pour d'autres.

A. G. avec AFP