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Procès Merah: l'ancien patron du renseignement Bernard Squarcini entendu par les juges

Bernard Squarcini au palais de justice de Paris.

Bernard Squarcini au palais de justice de Paris. - Capture BFMTV

L'ancien patron de la DCRI doit être entendu sur les failles de son service dans le suivi de Mohamed Merah.

C'est un témoignage attendu. Bernard Squarcini, directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), remplacée aujourd'hui par la DGSI, est arrivé peu avant 14 heures mercredi au tribunal de grande instance de Paris. L'ex-patron du renseignement va être auditionné dans le cadre du procès d'Abdelkader Merah, jugé depuis près de trois semaines pour "complicité d'assassinat". 

Bernard Squarcini doit être notamment interrogé sur les dysfonctionnements de ses services concernant la surveillance de Mohamed Merah. Une plainte de la famille de l'une des victimes du terroriste vise d'ailleurs l'ancien patron du renseignement pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non-empêchement d’un crime".

Arrêt de la surveillance

Ces failles dans le suivi de Mohamed Merah ont été exposées dans la matinée par un policier, qui témoignait anonymement. Analyste à la DCRI à Toulouse, il s'était notamment occupé du cas de celui qui est devenu "le tueur au scooter". La première fois, c'était en 2010 lors du premier voyage de Merah en Afghanistan puis en 2011 après qu'il se soit rendu au Pakistan.

A son retour, le jihadiste avait été entendu lors d'un entretien administratif par des policiers "parisiens" de la DCRI. Mohamed Merah avait alors raconté qu'il avait fait du tourisme. A la fin de cet entretien, le policier toulousain avait discuté avec le jeune homme. Il a témoigné à l'audience de "la violence et de la haine cachées en lui". Deux mois plus tard, en janvier 2012, un note de la DCRI, émanant des "Parisiens", préconisait l'arrêt de la surveillance de Merah. Celui-ci est passé à l'acte en mars.

J.C. avec Cécile Ollivier