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Prison de Maubeuge et de Sequedin: des détenus ont refusé de regagner leur cellule

Les surveillants à Sequedin en 2013.

Les surveillants à Sequedin en 2013. - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

160 détenus ont refusé de rentrer dans leur cellule ce dimanche après-midi dans les prisons de Maubeuge et Sequedin dans le nord. L'intervention d'équipes spécialisées a ramené les choses à la normale.

La situation est revenue à la normale dimanche en fin de journée dans les prisons de Maubeuge et Sequedin, dans le nord, après l'intervention d'équipes spécialisées alors que des détenus avaient refusé de regagner leur cellule. A Sequedin, "tout est rentré dans l'ordre, l'intervention des Eris (Equipes régionales d'intervention et de sécurité) s'est bien passée", a déclaré vers 18H00 Guillaume Pottier, secrétaire Ufap-Unsa pour les Hauts-de-France. "Les détenus voulaient être solidaires du mouvement des surveillants, on ne sait pas trop si c'est vrai ou si c'est une blague", a-t-il ajouté.

Environ 160 détenus avaient refusé dans l'après-midi de rejoindre leur cellule après la promenade. Le même phénomène, concernant une quarantaine de prisonniers, s'était produit à la prison de Maubeuge. A Maubeuge, "les détenus sont remontés vers 17h15, ils sont restés deux heures de plus dans la cour de la promenade", a expliqué Christophe Loyer, du syndicat Ufap-Unsa Justice. Une source à l'administration pénitentiaire avait confirmé que 50 détenus à Maubeuge et 85 à Sequedin avaient refusé de retrouver leur chambre. 

Cinq détenus placés au quartier disciplinaire

Samedi, des Eris avaient été dépêchées à la prison de Maubeuge à la suite d'un "mouvement d'excitation" d'une vingtaine de détenus, selon l'administration régionale pénitentiaire. "C'était chaud: il y a eu pas mal de dégâts, des serrures bouchées, des carreaux cassées dans une aile. Cinq détenus ont été placés au quartier disciplinaire", a expliqué dimanche Christophe Loyer à propos des incidents de samedi dont il a été témoin.

La prison de Maubeuge, ouverte en 1990, offre 400 places, avec un quartier maison d'arrêt hommes majeurs (200 places) et un quartier de centre de détention (200 places), selon le ministère de la Justice. Le centre pénitentiaire de Lille-Loos-Sequedin a lui ouvert en 2005, avec une capacité d'accueil de 976 personnes, d'après la même source.

R.V. avec AFP