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Plainte pour violences policières à Mantes-la-Jolie: la police des polices saisie

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Image d'illustration - AFP

Dans cette affaire, c'est désormais la police des polices, l'IPGN, qui a été saisie de l'enquête. La victime, dit avoir été blessé lors d'une interpellation de police.

L'IPGN, la "police des polices", a été saisie de l'enquête sur une interpellation à Mantes-la-Jolie au cours de laquelle un homme de 27 ans a été grièvement brûlé aux bras, a annoncé lundi le procureur de la République de Versailles.

Le parquet décide de poursuivre l'enquête ouverte jeudi pour "violences par dépositaire de l'autorité publique" par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a indiqué le procureur Vincent Lesclous dans un communiqué.

L'enquête avait été dans un premier temps confiée au bureau de déontologie de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), après une plainte déposée par les sœurs de la victime présumée auprès d'une brigade de gendarmerie des Yvelines.

La victime dit avoir été frappé

Selon l'avocat du plaignant, Me Calvin Job, lors de son interpellation mardi vers 17h00, le jeune homme dit avoir été frappé, victime d'injures racistes, et maintenu, menotté, contre un chauffage dans le fourgon qui l'emmenait au commissariat de Mantes-la-Jolie, malgré ses cris de douleur. À l'inverse, les policiers évoquent que le plaignant s'est "débattu" avant d'être "allongé sur le dos au sol" puis "maintenu par trois fonctionnaires de police". Il a continué à "insulter" les policiers, précise le parquet. Deux versions qui divergent, donc. 

Une vidéo fournie

Au contraire, selon Me Job, son client a consenti sans "aucune opposition" au contrôle d'identité qui lui était notifié, fournissant une vidéo qu'il présente comme celle de l'interpellation.

"Compte tenu de la gravité de cette affaire et des blessures constatées sur l'individu "un dispositif propre aux victimes gravement traumatisées a été activé", conclu le parquet dans son communiqué. 

S.Z avec AFP