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Paris: une enquête pour viol sur mineur ouverte à l'encontre d'un gynécologue

L'hôpital Tenon, à Paris.

L'hôpital Tenon, à Paris. - Lionel BONAVENTURE / AFP

Les investigations sur les pratiques du Professeur Daraï, spécialiste de l'endométriose, ont débuté mardi. Ses agissements, décrits comme "brutaux", font l'objet d'une vingtaine de témoignages.

"Viols gynécologiques, paroles méprisantes, actes non-consentis, actes douloureux": au moins une vingtaine de témoignages "accablants" pointent du doigt les pratiques du Professeur Émile Daraï, gynécologue à l'hôpital Tenon.

Une plainte déposée contre le praticien le 24 septembre a abouti à l'ouverture d'une enquête mardi du chef de viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans, a appris BFMTV auprès du parquet de Paris. Les investigations ont été confiées à la brigade des mineurs.

Les agissements "brutaux" de ce médecin réputé, spécialiste de l'endométriose, font également l'objet d'une enquête interne, avait indiqué l'AP-HP à franceinfo la semaine passée.

Interrogé par l'AFP, le Professeur Daraï a indiqué: "Je récuse les faits et me remet aux conclusions de l'enquête conjointe de l'AP-HP et de Sorbonne Université", en cours depuis le 20 septembre selon l'AP-HP.

Une plainte conjointe bientôt déposée

"Il violentait des patientes vulnérables, atteintes d'endométriose, qui ont des douleurs infinies, qui attendent comme le messie leur rendez-vous, qui arrive huit mois après, résumait vendredi Sonia Bisch, fondatrice de 'Stop aux violences obstétricales et gynécologiques', sur BFM Paris. Des personnes qui mettaient énormément d'espoir dans ce Monsieur pour qu'au final elles soient violentées."

Une victime relate même des faits datant de 1996. "Ce Monsieur n'en est pas à ses débuts de violences. Ça fait des années qu'il sévit", déplore celle qui relaie sur le compte Twitter du collectif les témoignages anonymes des victimes.

"Stop aux violences obstétricales et gynécologiques" appelle "toutes les personnes qui souhaitent porter plainte contre ce Monsieur ou contre des personnes du service gynécologique de Tenon, parce que nous avons des témoignages d'autres personnes également", à se manifester. Le collectif prévoit également une action devant l'hôpital Tenon, début octobre.

Cécile Ollivier avec Florian Bouhot