BFMTV

Paris: l’IGPN saisie après des "agissements graves" de la police dénoncés dans le livre d'un journaliste infiltré

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) estime dans une synthèse d'enquête sur la mort en janvier de Cédric Chouviat, lors d'un contrôle routier houleux, que l'un des policiers a pratiqué sur le livreur un "étranglement arrière"

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) estime dans une synthèse d'enquête sur la mort en janvier de Cédric Chouviat, lors d'un contrôle routier houleux, que l'un des policiers a pratiqué sur le livreur un "étranglement arrière" - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

La police des polices devra "établir la véracité des faits" relatés dans "Flic", une enquête publiée ce jeudi par un journaliste infiltré dans la police parisienne et relatant des faits de violence.

La préfecture de police de Paris annonce ce jeudi avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IPGN) après la publication de Flic, une enquête réalisée par le journaliste Valentin Gendrot portant sur les agissements de plusieurs policiers d'un commissariat du 19e arrondissement de Paris. La préfecture assure également avoir signalé ces faits au procureur.

Propos racistes, faits de violence... dans son ouvrage, le journaliste infiltré dans les rangs de la police pendant deux ans, relate des "bavures" présumées de policiers. Des faits que la préfecture de police qualifie d'"agissements graves" dans un communiqué ce jeudi.

"Etablir la véracité des faits"

"A ce stade, les policiers accusés ne sont pas identifiés et les faits allégués ne sont pas vérifiés", précise la préfecture.

L'enquête confiée à l'IGPN vise ainsi à "établir la véracité des faits relatés dans ce livre" et à "déterminer les raisons pour lesquelles les faits supposés n'ont pas fait l'objet d'un signalement immédiat au Procureur".

Devançant d'éventuelles critiques, l'auteur de l'ouvrage assure à l'Agence France-Presse que son travail n'est "pas anti-flic" mais aborde les "grands tabous de la police". Dans son livre, l'auteur évoque également le mal-être de certains fonctionnaires de police et notamment la question du suicide ou du manque de moyens.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions