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Pantin: un policier blessé par balles, les agresseurs en fuite

Le site du ministère de l'Intérieur, à Pantin, où sont stockés des véhicules de la police nationale.

Le site du ministère de l'Intérieur, à Pantin, où sont stockés des véhicules de la police nationale. - Stéphane de Sakutin - AFP

Un policier a été blessé par deux individus ayant pénétré sur un site de la police nationale, dans la nuit de  samedi à dimanche. Son état est stable, mais les deux suspects sont toujours recherchés.

Un policier a été blessé par balles dans la nuit de samedi à dimanche à Pantin, en Seine-Saint-Denis, alors qu'il effectuait sa ronde. L'homme aurait été surpris par des hommes cagoulés et gantés, qui avaient pénétré dans un garage de la police nationale, et lui ont dérobé son arme de service, un Sig-Sauer de calibre 9mm.

"Au cours d'une ronde, un gardien de la paix est tombé sur deux individus qui avaient pénétré illégalement sur le site. Dans des circonstances que l'enquête devra établir, l'arme du policier aurait été dérobée et un coup de feu serait parti, blessant l'agent", a ainsi raconté le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Blessé au thorax mais hors de danger

Jérémy Grillo, du syndicat de police SGP, a précisé sur BFMTV que les deux individus se sont introduits sur le site du ministère de l'Intérieur vers 1h40 du matin. "Pour des raisons encore inconnues, ils s'en sont pris à un de nos collègues qui était en patrouille à l'intérieur. Ils se sont saisis de son arme de service et lui ont tiré dessus à au moins une reprise", a-t-il ajouté.

Blessée au thorax, la victime, dont les jours "ne sont pas en danger", a été transportée à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris. Selon nos informations, le policier, qui a reçu une autre balle dans le bras, a été sauvé par son gilet pare-balles. D'après le témoignage qu'il a livré, ses deux agresseurs avaient un accent slave très marqué. 

Le RAID dépêché sur place

Les deux individus sont toujours en fuite ce dimanche matin et sont activement recherchés. Le RAID a été dépêché sur les lieux de l'agression ce dimanche pour inspecter le garage, afin de s'assurer que les deux suspects ont quitté les lieu. L'opération s'est terminée peu après neuf heures, mais les individus n'ont pas été retrouvés.

"Au-delà du fait que les deux individus étaient cagoulés, on n'en sait pas plus sur leurs motivations", a par ailleurs indiqué Pierre-Henry Brandet, au micro de BFMTV. "Est-ce que c'est véritablement le site de la police qui était ciblé? Est-ce que ces personnes cherchaient du matériel informatique? On ne connaît pas les motifs et les motivations de ces individus. Mais ce sont des faits graves. Ce bâtiment est protégé. La protection doit-elle être renforcée à l'aune de ce qu'il s'est passé? Si cela doit être fait, ce sera fait", a-t-il poursuivi.

Un cambriolage qui a mal tourné?

Dimanche matin, un vaste périmètre de sécurité a été déployé dans la zone industrielle de Pantin, à proximité du site du ministère de l'Intérieur, qui abrite un garage automobile de véhicules de police, mais aussi des bureaux de formation et l'école de conduite de la police nationale.

Selon nos informations, aucun signe extérieur ne permet de savoir que ce bâtiment, visé par les deux suspects, est un site du ministère de l'Intérieur, ce qui viendrait renforcer l'hypothèse d'un cambriolage ayant mal tourné. La Brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris est chargée de l'enquête.

A.S.