BFMTV

Nîmes: une ado fait croire à une attaque armée dans un TGV

La jeune fille se trouvait à bord d'un Paris-Montpellier (photo d'illustration)

La jeune fille se trouvait à bord d'un Paris-Montpellier (photo d'illustration) - Bertrand Guay - AFP

Une adolescente de 15 ans a fait croire à sa mère que des hommes armés se trouvaient à bord de son train. Avertie, la police a envoyé plusieurs équipes en gare de Nîmes, avant de découvrir qu'il ne s'agissait que d'un canular.

C'est une très mauvaise blague qui a conduit mardi la police à investir les quais de la gare de Nîmes, quatre jours après l'attaque du Thalys qui a fait trois blessés. Selon nos informations, tout commence en début d'après-midi, vers 13h45, lorsque la police reçoit un appel d'une mère de famille affolée. 

Elle explique avoir reçu un texto de sa fille de 15 ans, Louna, qui voyage seule en train, et qui lui indique que deux hommes armés se trouvent à bord. Or, depuis ce message, la mère n'arrive plus à communiquer avec sa fille: elle tombe directement sur son répondeur. Le TGV relie alors Paris à Montpellier, et le prochain arrêt est prévu en gare de Nîmes, à 14h05.

Des équipes de police dépêchées sur place

La police, qui prend ce message très au sérieux, tente de joindre les contrôleurs à bord, mais à ce moment-là, personne ne répond, explique une source policière. Plusieurs équipes sont alors envoyées en urgence à la gare de Nîmes pour intervenir. Sur place, l'un d'eux prévient les agents SNCF pour qu'ils fassent évacuer le quai: le train va être fouillé dès son arrivée. 

Mais quelques instants plus tard, les contrôleurs à bord décrochent enfin leur téléphone. Etonnés, ils expliquent qu'aucun problème ne leur a été signalé. Au même moment, la mère de Louna rappelle la police et explique que sa fille lui a envoyé un autre texto, pour lui dire qu'il ne s'agissait... que d'une blague.

L'histoire ne s'arrête pas là. La jeune adolescente, interceptée à son arrivée, a été entendue pour dénonciation mensongère. Devant les enquêteurs de la sûreté départementale, Louna explique n'avoir plus eu de réseau après son premier texto pour révéler la blague à sa mère, puis s'être assoupie tranquillement, sans imaginer un seul instant la panique générée à l'extérieur. Devant ses excuses et son jeune âge, le parquet a classé l'affaire sans suite. 

Alexandra Gonzalez