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NDDL: la main d'un zadiste arrachée par une grenade de la gendarmerie

Destruction d'une construction sur dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. (illustration)

Destruction d'une construction sur dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. (illustration) - Fred Tanneau - AFP

Selon les premiers éléments de l'enquête, des opposants s'en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient ces travaux.

Un homme a été grièvement blessé en ramassant une grenade dans la ZAD de Notre-Dames-des-Landes lors de heurts avec des gendarmes en marge des travaux de déblaiement de squats détruits, a annoncé la procureure de la République de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas, mardi.

Selon les premiers éléments de l'enquête, des opposants s'en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient ces travaux. Pour se dégager, les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de grenade. C'est à ce moment-là que qu'un homme de 30 ans a eu la main arrachée en ramassant une grenade lacrymogène et déflagrante GLI-F4, selon une source proche du dossier.

"Cet homme a été grièvement blessé à la main en ramassant une grenade et se trouve en cours d'évacuation vers un hôpital", a déclaré Mme Canovas, qui se rendait sur place. Son pronostic vital n'est pas engagé, selon une source proche du dossier.

Les faits se sont déroulés à proximité du lieu-dit de la Chateigne, un des habitats précaires évacués par les gendarmes la semaine dernière.

Les travaux de déblaiement portaient mardi matin sur les sites de la Chateigne et la Vosgerie, deux habitats démantelés la semaine dernière, selon la gendarmerie. Les gendarmes ont dû dégager le chemin de Suez, qui était à nouveau jonché de barricades, pour accéder aux habitats démolis.

Dix "squats" ou lieux de vie ont été détruits ou évacués jeudi et vendredi dernier, après la destruction de 29 habitats début avril sur les 97 qui étaient recensés au total sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

D. N. avec AFP