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Meurtre de Patricia Bouchon: le portrait robot d'un homme diffusé

Portrait robot diffusé mardi par le parquet de Toulouse, d'un homme suspecté d'être lié au meurtre de Patricia Bouchon.

Portrait robot diffusé mardi par le parquet de Toulouse, d'un homme suspecté d'être lié au meurtre de Patricia Bouchon. - -

Le parquet de Toulouse a décidé de diffuser le portrait-robot d'un homme qui pourrait être lié au meurtre d'une joggeuse en 2011. Un dessin "à prendre avec beaucoup de précaution", a néanmoins précisé le procureur.

La juge d'instruction qui enquête sur le meurtre de la joggeuse toulousaine Patricia Bouchon a autorisé mardi la diffusion du portrait-robot d'un homme, remarqué sur les lieux de la disparition de cette joggeuse la nuit du 14 février 2011.

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Dans un premier temps, ce portrait n'a été diffusé que lors du journal de 19 heures de France 3 Midi-Pyrénées. Sur le dessin, le visage d'un homme de 30 à 40 ans de type européen, mal rasé et coiffé d'un bonnet de couleur sombre. La gendarmerie a également diffusé un numéro vert, le 0800 87 89 32, pour recueillir d'éventuels témoignages sur cette personne qualifiée de "témoin important".

Le conducteur d'une Clio

Ce portrait a été élaboré dès le début de l'enquête sur la base du témoignage d'un automobiliste. L'homme était tombé sur une Renault Clio de première génération, immobilisée et sans lumière. Le témoin avait aperçu le conducteur à la lumière de ses propres phares, vers 4h30, sur une petite route proche de Bouloc, en Haute-Garonne. C'est dans cette commune que Patricia Bouchon, âgée de 39 ans, avait disparu la même nuit lors de son jogging.

"A prendre avec beaucoup de précaution"

Cette diffusion était réclamée depuis de longs mois par la famille de la victime. Les magistrats en charge du dossier n'y étaient jusqu'à présent pas favorables. "C'est quelque chose de fragile, à prendre avec beaucoup de précaution", a expliqué mardi le procureur de la République à Toulouse, Michel Valet. D'autant que ce portrait-robot ne porte pas de signe distinctif permettant une identification aisée.

Secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousain, Patricia Bouchon avait été retrouvée morte un mois et demi après sa disparition. Son corps, dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route à 14 km de chez elle, avait les vertèbres et le crâne enfoncé par des coups. Des traces de strangulation avaient même été relevées.

M. T. avec AFP