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Marseille: il saisit la justice pour empêcher les médecins de débrancher sa fille

Vue générale de l'Hôpital de La Timone à Marseille, le 18 septembre 2006.

Vue générale de l'Hôpital de La Timone à Marseille, le 18 septembre 2006. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP

Mohamed Bouchenafa a saisi le tribunal administratif de Marseille afin de contester la décision des médecins de l'hôpital de la Timone d'arrêter les soins qui maintiennent en vie sa fille Marwa.

C'est une décision qui a bouleversé la famille de Mohamed Bouchenafa. Le 4 novembre dernier, une réunion éthique du service hospitalier de la Timone, à Marseille, a proposé de stopper les soins et l'assistance respiratoire de sa fille Marwa. Admise le 25 septembre, l'enfant, âgé d'un an tout juste, souffre d'une maladie grave, causant des troubles neurologiques et des défaillances des organes. Un état de santé qui a obligé le service hospitalier à la placer dans un coma artificiel.

Le père de famille de 33 ans se refuse à accepter la décision des médecins et a décidé de saisir en référé-liberté le tribunal administratif de Marseille, rapporte Le Parisien"(...) On a de l'espoir, confie-t-il. Son cœur bat de nouveau, elle s'est remise à bouger alors qu'elle était totalement inerte et elle réagit au son de ma voix."

Plein d'espoir, postant de nombreuses vidéos de la fillette sur les réseaux sociaux, l'homme réclame plus de temps: "On sait qu'elle aura peut-être des séquelles, mais il faut lui donner du temps."

Une pétition en ligne pour Marwa

Pour les médecins, les réflexes de Marwa ne signifient pas "qu'il y ait un état de conscience, ni qu'il n'y ait pas de dommages neurologiques irréversibles", indique Maître Christel Schwing, une des avocates de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). Pour les praticiens, qui estiment nécessaire une trachéotomie, poursuivre les soins relèverait d'un "acharnement thérapeutique". 

Bien que les avocats de l'hôpital se défendent de toute prise de décision, Mohamed Bouchenafa pense que le sort de Marwa est déjà scellé, raconte le quotidien. "Un docteur m'a dit qu'ils lui laisseraient passer son premier anniversaire le 10 novembre et qu'elle serait ensuite débranchée pour libérer la place, c'est inacceptable", s'insurge-t-il dans les colonnes du Parisien. Pour tâcher de faire entendre sa parole, la famille a créé une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 17.000 signatures.

A.C.