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Lyon: trois mineurs arrêtés pour la violente agression d'un homme piégé sur un réseau social

Un officier de police près d'un véhicule (photo d'illustration)

Un officier de police près d'un véhicule (photo d'illustration) - Denis Charlet / AFP

Le 8 novembre dernier, les trois individus avaient ligoté la victime avant de lui asséner plusieurs coups à la tête. Ils étaient repartis avec un téléphone et une tablette numérique.

Déjà mis en cause dans le braquage raté d'un bureau de tabac à Villeurbanne, deux mineurs et un troisième individu ont été interpellés pour la violente agression au domicile d'un Lyonnais de 45 ans. 

Le 8 novembre dernier, en soirée, la victime avait invité chez lui un inconnu rencontré sur un réseau social, espérant avoir une relation intime avec lui, relate le communiqué de la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône. Après avoir ligoté l'homme, avec son consentement, l'inconnu avait alors fait entrer deux complices. 

Frappé avec un extincteur

Prenant conscience du piège, la victime s'est débattue et a tenté de s'opposer physiquement à ses agresseurs. Il a alors reçu de violents coups à la tête dont certains à l'aide d'un extincteur. Ses agresseurs sont repartis avec un téléphone et une tablette numérique le laissant inconscient. Secouru rapidement et hospitalisé, l'homme s'est vu prescrire 30 jours d'ITT. 

Lors de leur enquête, les policiers ont réussi à relever l'ADN d'un homme, identifié par ailleurs sur les images vidéo filmant l'agression. Il s'avère que le profil ADN est celui de l'individu mis en examen et écroué le 5 janvier dernier après la tentative de vol à main armée dans un bureau de tabac de Villeurbanne. 

Ils nient le caractère homophobe

Un second suspect a été identifié comme étant le complice du premier lors de la tentative de braquage. Un troisième individu, un mineur de 16 ans résidant à Villeurbanne, a aussi été interpellé le 8 janvier au matin à son domicile.

Tous les trois placés en garde à vue, ils ont reconnu les faits mais nient le caractère homophobe de l'agression. Ils affirment avoir simplement voulu commettre un cambriolage et disent avoir "paniqué" devant la réaction de la victime. Ils doivent être déférés ce jeudi devant le parquet de Lyon en vue de l'ouverture d'une information judiciaire.

Benjamin Rieth