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Loiret: sept interpellations après la saisie d'une tonne de cannabis

Un homme de 54 ans a été arrêté par les gendarmes pour avoir filmé ses voisines à travers des trous dans les murs.

Un homme de 54 ans a été arrêté par les gendarmes pour avoir filmé ses voisines à travers des trous dans les murs. - DENIS CHARLET / AFP

Mardi, le procureur de la République du Loiret a annoncé l'interpellation de sept personnes à la suite d'une saisie d'une tonne de cannabis.

Le procureur de la République du Loiret Nicolas Bessone a annoncé mardi la saisie d'une tonne de cannabis dans une grange située sur le ban d'une commune du département et l'interpellation de sept personnes.

Sept interpellations

Sept personnes ont été interpellées et cinq hommes âgés de 26 à 43 ans ont été mis en examen et écroués. Deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.

La drogue a été saisie samedi lors d'une opération qui visait une grange de la commune de Morville-en-Beauce.

Les interpellations ont eu lieu au nord d'Orléans et en Normandie.

Les opérations ont été menées par les gendarmes de la section de recherches d'Orléans et du Groupement d'intervention régional (GIR) Centre qui agissaient dans le cadre d'une commission rogatoire d'un juge d'instruction orléanais.

5 tonnes de résine de cannabis depuis début 2018

Deux hommes de 39 et 43 ans sont soupçonnés d'avoir dirigé ce réseau qui a pu acheminer "au moins 5 tonnes (de résine) de cannabis" en provenance du Maroc, depuis le début de 2018.

Selon le colonel Thomas Andreu, patron des gendarmes de la section de recherches d'Orléans, les deux suspects occupaient des emplois qui servaient de couvertures au trafic.

Les suspects, placés sous surveillance en janvier avaient pu effectuer quatre voyages qui leur ont permis à chaque fois d'importer entre une et 1,5 t de drogue dans le Loiret.

10.000 euros en liquide

Lors des perquisitions, les gendarmes ont aussi saisi 10.000 euros en liquide, quatre véhicules ainsi que des "brouilleurs" destinés à mettre en échec les mouchards posés par les enquêteurs sur les véhicules des trafiquants, indique le journal La République du centre.

La drogue dont la valeur à la revente est estimée à 3 millions d'euros servait à approvisionner le marché local de la région d'Orléans, mais aussi Rhône-Alpes, la région d'Angers et l'Yonne.

B.L. avec AFP