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Les autorités démantèlent un réseau de prostitution roumain installé en France

Un gendarme. (photo d'illustration)

Un gendarme. (photo d'illustration) - AFP

Les têtes de réseau, originaires de Roumanie et installées en France, organisaient la prostitution de plus d'une trentaine de jeunes femmes dans des hôtels situés sur l'ensemble de l'Hexagone.

Après un travail de longue haleine, les autorités françaises sont parvenues à démanteler un important réseau de prostitution établi sur tout l'Hexagone. Pour atteindre les têtes du réseaux, originaires de Roumanie, les officiers français ont poussé leurs investigations jusqu'à ce pays de l'Est.

Les 18 et 19 septembre, les enquêteurs de la section de recherches de Nancy ont interpellé, avec l’aide des forces de police locale, les chefs de cette filière réfugiés à Constanta et à Hundeora, a fait savoir la gendarmerie à BFMTV.

"Tour opérateur"

Les officiers de la Section de recherches de Nancy et le Groupement de gendarmerie départemental de la Meurthe-et-Moselle enquêtaient depuis le mois de juin 2018 sur ce réseau de prostitution. Une enquête avait été ouverte à la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Nancy pour proxénétisme aggravé en bande organisée et traite des êtres humains.

En se penchant sur le dossier, les investigateurs ont découvert un réseau tentaculaire organisant la prostitution de jeunes femmes originaires des pays de l'Est (Roumanie, Serbie, Moldavie) et d'Amérique du Sud sous forme de "tour opérateur" dans des hôtels situés sur l’ensemble de la France.

Les proxénètes proposaient les prestations sur Internet afin d’approcher les clients. Ces derniers étaient ensuite dirigés par SMS vers les lieux de rendez-vous pour rencontrer les filles. Les enquêteurs ont identifié plus d’une trentaine de prostituées embrigadées dans ce réseau et contraintes à des rapports sexuels.

Des organisateurs en France et en Roumanie

Le premier volet d'interpellations a été conduit le 6 mai dernier. Les officiers ont mis la main sur une partie des organisateurs, de nationalité roumaine mais installés en France.

Cette semaine, ils ont finalisé les interpellations en Roumanie en arrêtant les trois dernières têtes de réseau qui font l’objet de mandats d’arrêt européens. Ils ont par ailleurs saisi de l'argent en liquide et un véhicule de la marque Audi A4.

Ambre Lepoivre