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Le palmarès des vols en magasins

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Les vols dans les magasins augmentent. Avec en tête du palmarès, des produits chers et faciles à revendre. Mais aussi, et c'est nouveau cette année, des produits alimentaires...

Alarmes, caméras de vidéosurveillance et autres dispositifs de sécurité n'y font rien. Les vols dans les magasins augmentent, si l'on en croit une étude du Centre de recherche dans la distribution (Center for Retail Research, installé en Angleterre). Selon cette étude, entre juillet 2008 et juin 2009, les vols ont représenté 1,42% du chiffre d'affaires des magasins français, contre 1,37% un an plus tôt (soit une hausse de 3,6%). Au total, 5 milliards d'euros de marchandises sont tombés dans des poches indélicates. Des vols qui, répercutés sur les prix, finissent par pénaliser les consommateurs : sur cette période, ils ont coûté 205 euros à chaque foyer français.

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« La mauvaise idée serait de croire que le vol est un vol de première nécessité ; on ne vole pas pour survivre », assure Matthieu le Taillandier, Directeur général de Checkpoint Systems France, la société spécialisée dans la sécurité qui a commandé cette étude. Il note toutefois que « cette année, le vol alimentaire ressort et c'est assez nouveau. Des produits chers - foie gras, viandes chères, lait maternisé... - ressortent cette année dans le top 10. »
Mais en tête des produits les plus volés, on trouve... les lames de rasoir. Et ce, « depuis des années », souligne Yves Puget, rédacteur en chef du magazine spécialisé dans la consommation et la grande distribution, LSA : « Parce que le prix unitaire est très fort et en plus ce sont des produits qui se revendent très bien ». Pour les mêmes raisons, viennent ensuite les cosmétiques, les équipements électroniques (GPS, disques dur externes, jeux vidéos, portables) et les bouteilles d'alcool.

« Le consommateur moyen est un voleur potentiel »

« Il n'y a pas de typologie du voleur, constate Mathieu le Taillandier. Hommes, femmes, il y a des voleurs de toutes catégories sociales, quels que soient leurs revenus. Le consommateur moyen est un voleur potentiel ». Certains vont chaparder car les fins de mois sont difficiles, d'autres volent par habitude alors qu'ils gagnent bien leur vie. Le voleur peut aussi se cacher parmi les employés : on estime que dans un magasin, un tiers des vols en moyenne est commis par le personnel.
Des chiffres qui sont parfois contestés par les grandes enseignes - notamment la grande distribution -, qui remettent en question cette étude commandée par un fabriquant d'antivol et affirment que les vols sont stables et n'ont pas été aggravés par la crise.

Tous s'accordent sur le fait qu'il faut bien distinguer le « vol d'impulsion d'un produit qui fait plaisir », du « vol de revente », avec des marchandises qui seront ensuite cédées sur internet, dans des marchés officieux ou en boîte de nuit.

La rédaction-Bourdin & Co