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Le fléau des alertes aux colis suspects sur le RER A

La ligne A du RER est la plus touchée par les signalements de colis suspects. En deux ans, le nombre d’alertes aurait été multiplié par quatre sur l’ensemble du réseau et sont la cause de bon nombre de retards.

Plus d'un million de personnes empruntent chaque jour la ligne A du RER. Mais la ligne la plus fréquentée d'Europe est la cible de critiques des usagers qui déplorent notamment les fréquents retards de la ligne. Des perturbations subies au quotidien. "J'ai quand même régulièrement des soucis, de retard soit d'accident, je ne peux pas compter dessus, même quand je dois aller à mon travail", explique une voyageuse à BFM Paris. "Ce qu'il y a à déplorer c'est les alertes de bagages abandonnés qui perturbent le trafic, notamment ces derniers jours", renchérit une autre usagère.

Les colis suspects sont en effet la cause principale de l'augmentation de ces retards. En deux ans, leur nombre a été multiplié par quatre sur le RER A. Chaque jour, il y a en moyenne sept alertes au colis suspect sur l'ensemble du réseau RATP dont 30% sur le RER A.

"On a la question des colis suspects qui est vraiment un point de préoccupation sur le RER A. Donc on travaille aussi avec les pouvoirs publics pour réduire les délais d'intervention quand on a des colis suspects et donc réduire la gêne pour les voyageurs", assure Elisabeth Borne, directrice de la RATP.

Une campagne de sensibilisation en décembre

Un fléau dû souvent à une inattention d'un voyageur mais qui nécessite à chaque fois une intervention. En moyenne, il faut 15 minutes pour qu'un colis devienne suspect après sa découverte, si le doute n'est pas levé rapidement par les chiens renifleurs.

"On développe aussi nos propres chiens renifleurs de façon à ce qu'on puisse avoir en Ile-de-France jusqu'à 20 équipes de chiens renifleurs", explique Alain Krakovitch, directeur général du transilien SNCF.

La découverte d'un colis suspect entraîne la mobilisation d'un officier de police judiciaire ainsi qu'une équipe de déminage. Dans le même temps, les agents de la RATP et le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GSPR) doivent procéder à l'évacuation des voyageurs. Début décembre, une campagne de sensibilisation sera lancée pour expliquer, mais surtout responsabiliser les voyageurs, car un simple bagage oublié peut avoir des conséquences sur des milliers d'usagers.

C. B avec William Helle et Anne-Laure Banse