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Le chef japonais Taku Sekine s'est suicidé

Taku Sekine

Taku Sekine - Capture d'écran YouTube - Vogue Paris

Le chef du restaurant parisien Dersou a mis fin à ses jours, selon un communiqué de sa famille. Ils dénoncent les rumeurs d'accusations d'agressions sexuelles qui le visaient, qu'ils qualifient de "ragots mensongers".

Le chef japonais installé en France Taku Sekine est mort à l'âge de 39 ans, a annoncé ce mardi sa famille. Selon ses proches, il a mis fin à ses jours après avoir été victime de "ragots mensongers sur les réseaux sociaux".

Dans un communiqué publié sur Twitter, la famille du chef annonce avoir "l'immense douleur de devoir annoncer la disparition de Taku Sekine", chef du restaurant Dersou, ouvert fin 2014 dans le quartier de la Bastille à Paris et récompensé du prix de la "meilleure table 2016" par le guide du Fooding, et Cheval d'Or, lui aussi situé dans l'est de la capitale française.

Le chef, qui avait été formé par Alain Ducasse, l'un des grands noms de la cuisine française, avant de rejoindre le palace parisien Plaza Athénée, puis la célèbre chef Hélène Darroze, a "mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique - sur les réseaux sociaux et sur un site spécialisé -, avec une récurrence s'apparentant à un véritable acharnement", poursuit ce texte.

"Une violente spirale de dépression"

Alors qu'il "n'a jamais été poursuivi ni fait l'objet d'aucune plainte", dit le communiqué de sa famille, Taku Sekine s'est "enfermé en l'espace de deux mois dans une violente spirale de dépression" après avoir été l'objet de "ragots mensongers".

Une rumeur le liait à des accusations d'agressions sexuelles, selon des sources au sein du secteur.

"À la fin du mois d'août, le site d'infos sur la restauration Atabula s'est fait l'écho d'une enquête journalistique en cours sur le sujet, évoquant un 'célèbre chef parisien'", note le magazine Vanity Fair dans son édition française.

"Quelques semaines plus tard, Atabula jetait son nom en pâture, sans qu'aucune enquête de fond n'ait été publiée ni de plainte déposée: 'Suite aux plaintes d'agressions sexuelles et de viols en cours et à venir contre Taku Sekine, le chef aurait pris la poudre d'escampette au Japon'", a poursuivi le magazine, indiquant que le chef avait "immédiatement démenti" cette information auprès de sa rédaction.

"À celles et ceux qui me reprochent d’avoir publié le nom de Taku Sekine, je ne peux que répéter que son nom était connu de toutes et tous", rétorque le fondateur d'Atabula ce mercredi, évoquant "une omerta très importante dans le monde des cuisines". "La mort de Taku Sekine est dramatique", conclut-il. "Pour sa famille et ses proches avant tout, pour toute une profession qui pleure la disparition d’un jeune chef qui incarnait la nouvelle génération."

B.P. avec AFP