BFMTV

Le chauffeur de l'assassin de yann piat à nouveau aux assises

Libéré en novembre 2007 après 14 années passées en prison pour sa participation à l'assassinat de la député Yann Piat en 1994, Marco di Caro a comparu à nouveau jeudi devant une cour d'assises pour répondre de "vol à main armée et séquestration", en état

Libéré en novembre 2007 après 14 années passées en prison pour sa participation à l'assassinat de la député Yann Piat en 1994, Marco di Caro a comparu à nouveau jeudi devant une cour d'assises pour répondre de "vol à main armée et séquestration", en état - -

DRAGUIGNAN (Reuters) - Libéré en novembre 2007 après 14 années passées en prison pour sa participation à l'assassinat de la député Yann Piat en...

DRAGUIGNAN (Reuters) - Libéré en novembre 2007 après 14 années passées en prison pour sa participation à l'assassinat de la député Yann Piat en 1994, Marco di Caro a comparu à nouveau jeudi devant une cour d'assises.

Cet homme de 37 ans avait été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir conduit la moto transportant Lucien Ferri, l'homme qui avait abattu la député du Var en 1994, pour le compte d'un gangster de Hyères.

Il répond de "vol à main armée et séquestration", en état de récidive légale. Il est soupçonné d'avoir agressé chez elle en 2008 une commerçante de Draguignan, ligotée, menacée avec un couteau afin qu'elle livre les codes de deux cartes de crédit.

Il aurait ensuite volé 300 euros en liquide ainsi que le véhicule de sa victime. Il encourt la perpétuité en raison du fait qu'il est accusé d'avoir agi en état de récidive.

Il s'est fait arrêter car il a endommagé la voiture volée qu'il conduisait sans permis, avec un pneu éclaté, ce qui a permis à la police de le suivre à la trace et de le rattraper.

La police a retrouvé dans la voiture les cartes de crédit volées et une cagoule similaire à celle que portait l'agresseur, et son ADN a été détecté sur le tissu. Déjà, après l'assassinat de Yann Piat, il avait lourdement chuté avec sa moto, avant de pouvoir s'enfuir.

Il plaide non coupable. "Je suis innocent, j'ai rien à voir dans cette histoire, c'est un coup monté par la police qui veut ma mort ou une affaire en rapport avec l'affaire Yann Piat", a-t-il dit à la cour d'assises.

Le verdict est attendu vendredi.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse