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La police intervient pour débloquer les dépôts pétroliers

Gendarmes à l'entrée d'une raffinerie à Fos-sur-Mer, près de Marseille. Trois dépôts pétroliers ont été débloqués vendredi sous la pression des forces de l'ordre et sur décision de l'Elysée tandis que se précisait la menace d'une pénurie de carburant. /Ph

Gendarmes à l'entrée d'une raffinerie à Fos-sur-Mer, près de Marseille. Trois dépôts pétroliers ont été débloqués vendredi sous la pression des forces de l'ordre et sur décision de l'Elysée tandis que se précisait la menace d'une pénurie de carburant. /Ph - -

PARIS (Reuters) - Trois dépôts pétroliers ont été débloqués vendredi sous la pression des forces de l'ordre et sur décision de l'Elysée tandis que...

PARIS (Reuters) - Trois dépôts pétroliers ont été débloqués vendredi sous la pression des forces de l'ordre et sur décision de l'Elysée tandis que se précisait la menace d'une pénurie de carburant.

Les dépôts de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon (Puy-de-Dôme) ont ainsi été débloqués, à chaque fois sans violence.

La décision de débloquer les dépôts a été prise jeudi soir à l'Elysée lors d'une réunion à laquelle participaient notamment Nicolas Sarkozy, le Premier ministre, François Fillon, et le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

"Il y a tous les soirs depuis le début de l'examen du projet de loi sur les retraites au Sénat une réunion entre Nicolas Sarkozy et les ministres concernés, parfois élargie pour traiter des problèmes particuliers, comme c'était le cas hier soir", a-t-on appris de source proche de l'Elysée.

Le gouvernement a autorisé jeudi les distributeurs de carburant à puiser dans leurs réserves, face à un surcroît de demande en raison du blocage d'une majorité de raffineries.

Ces stocks de précaution détenus par les opérateurs n'ont rien à voir avec les réserves stratégiques au sens de l'Otan ou de la Défense nationale.

PAS DE RATIONNEMENT À LA POMPE DANS LE SUD-EST

Toutes ces mesures permettent d'écarter la crainte d'une "pénurie en produits raffinés à moyen terme" dans le sud-est du pays, a annoncé dans un communiqué Michel Sappin, préfet de la zone de défense et de sécurité sud et du département des Bouches-du-Rhône.

"Dans ce contexte, il n'est pas prévu de prendre des arrêtés de rationnement à la pompe" dans cette zone, comme cela a été fait en Corse au début du mois, a-t-il ajouté.

Le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky, a pour sa part évoqué de possibles problèmes localisés de ravitaillement à partir du milieu de la semaine prochaine. Il a demandé au gouvernement de débloquer graduellement les stocks stratégiques.

Les salariés des 12 raffineries françaises étaient en grève vendredi, a-t-on appris de source syndicale.

Toutes ont des problèmes d'approvisionnement en pétrole brut à cause du mouvement contre la réforme des retraites mais aussi de la grève dans les terminaux pétroliers de Fos-Lavera, entrée vendredi dans son 19e jour. Leurs expéditions sont bloquées.

Les consommateurs se ruent sur les pompes et plusieurs stations-services sont en rupture de ravitaillement.

"Le problème est plus un problème de logistique qu'un problème de disponibilités", a déclaré une porte parole de Total, premier distributeur français avec 4.000 stations-services sur le territoire.

"Du carburant il y en a. Il y en a dans tous les dépôts. La difficulté est de faire face à l'accroissement de la demande des automobilistes".

Service France, édité par Patrick Vignal