BFMTV

L'agresseur d'un musulman après l'attentat de Saint-Etienne du Rouvray présenté à la justice

Des avocats devant le plais de justice de Toulouse.

Des avocats devant le plais de justice de Toulouse. - REMY GABALDA - AFP

L'individu qui avait agressé et menacé un homme d'origine sénégalaise dans un parking au lendemain de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray a été présenté devant la justice, vendredi 5 août et le procès a été reporté au 4 octobre.

L'homme qui avait menaçait d'égorger un septuagénaire musulman au lendemain de l'attentat dans une église de Saint-Etienne du Rouvray a été présenté vendredi 5 août au tribunal correctionnel de Rouen. Le procès a été reporté au 4 octobre. Sur un parking, le prévenu avait tenté tenté sans succès de renverser un homme d'origine sénégalaise, l'avait poursuivi dans l'immeuble et, dans l'ascenseur, l'avait frappé à la tête. Il aurait tenté de l'étrangler avant de déclarer:

"Sale Noir, si je descends d'ici, c'est pour te taper. Je vais t'égorger pour vous faire comme vous nous faites à nous, c'est pas parce que t'es en robe et avec un chapeau que tu vas faire la loi ici".

La victime souffre d'un traumatisme crânien

Lors de cette première audience en comparution immédiate, l'agresseur a présenté ses excuses à la famille de la victime: "Je regrette les souffrances que vous avez vécues". Lors des faits le 27 juillet dernier à Barentin près de Rouen, le prévenu était sous l'emprise de l'alcool après une soirée très arrosée, selon son avocat:

"Il n'est pas raciste et a des regrets sincères par rapport à ce qui s'est passé, étant même amnésique sur certains faits", a-t-il argumenté en précisant que cet ancien engagé pendant cinq ans dans l'armée, grand et robuste, avait une vie personnelle très instable. (...) Sans le contexte de l'attentat, cette affaire serait passée inaperçue".

Conduit au CHU de Rouen, le septuagénaire souffre d'un traumatisme crânien. Outre les cinq enfants du septuagénaire, trois associations se sont portées partie civiles: la Licra, SOS Racisme et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF).

la rédaction avec AFP