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Joggeuse tuée à Bouloc: le suspect mis en examen pour homicide volontaire

Une marche blanche à la mémoire de Patricia Bouchon, le 14 février 2012.

Une marche blanche à la mémoire de Patricia Bouchon, le 14 février 2012. - AFP

Patricia Bouchon, une mère de famille sans histoires, avait été retrouvée morte en février 2011 à Bouloc, en Haute-Garonne, après être partie courir, comme chaque matin. Le suspect, interpellé lundi matin, avait déjà été entendu dans ce dossier.

Un homme, qui avait déjà été placé en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon en février 2011 à Bouloc, en Haute-Garonne, a été interpellé lundi matin.

Mis en examen

Selon nos informations, le suspect a été mis en examen pour homicide volontaire, ce lundi en début d'après-midi, avant d'être placé en détention provisoire. Il ne serait pas passé aux aveux. L'homme, âgé de 35 ans, aurait été reconnu par plusieurs témoins comme étant l'homme du portrait-robot, diffusé après les faits. Employé du bâtiment, le suspect vivrait replié sur lui-même et serait toxicomane, décrit comme ayant, parfois, un comportement agressif.

"Ce suspect avait déjà été entendu dans cette enquête. Le temps de sa garde à vue étant quasiment expiré, il devrait être déféré dans les plus brefs délais" devant la justice, a expliqué une source proche du dossier, confirmant une information du site internet de la Dépêche du Midi.

Le suspect déjà entendu

"Ce suspect avait été auditionné une première fois en octobre 2011 dans le cadre des investigations des enquêteurs", a précisé une autre source. "Il a ensuite été placé en garde à vue en janvier et en juin 2014, après avoir été reconnu par plusieurs témoins comme l'homme du portrait-robot diffusé en 2013", a-t-elle ajouté.

Le portrait-robot avait été élaboré dès le début de l'enquête sur la base du témoignage d'un automobiliste qui avait remarqué une Renault Clio de première génération immobilisée, sans lumière. Il avait alors aperçu le conducteur à la lumière de ses phares, vers 4h30 sur une petite route proche de Bouloc, là où Patricia Bouchon disparaissait cette même nuit du 14 février 2011, lors de son jogging.

Le procureur s'exprime à 16h30

Dans cette affaire, plus d'une dizaine de personnes avaient été placées en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, avant d'être mis hors de cause.

A l'issue de multiples vérifications, "aucun lien n'avait pu être établi entre cet homme et l'affaire de Bouloc", avait alors déclaré le procureur de Toulouse de l'époque, Michel Valet.

L'actuel procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, a annoncé la tenue d'une conférence de presse lundi vers 16h30.

Une mère de famille sans histoires

Âgée de 49 ans, Patricia Bouchon, secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille sans histoires, était partie le 14 février 2011 vers 4h30, comme chaque matin, faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse. Cette femme mince de 1,60 mètre et 50 kilos, aux cheveux châtain clair, n'est jamais revenue.

Son corps n'a été retrouvé qu'un mois et demi plus tard dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route à 14 km de chez elle. Patricia Bouchon avait eu les vertèbres et le crâne enfoncés par des coups. Son meurtrier avait aussi essayé de l'étrangler, mais n'aurait pas abusé d'elle. Dans cette affaire, une dizaine de personnes avaient été placées en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, avant d'être mis hors de cause.

A. G. et C. P. avec AFP