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Police-Justice

Jean-Vincent Placé sera jugé le 11 juillet pour violences, outrage et injure raciste

Jean-Vincent Placé a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Jean-Vincent Placé a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi. - Capture BFMTV

La garde à vue de Jean-Vincent débutée jeudi à 2 heures du matin a été levée ce vendredi midi.

Après 35 heures de garde à vue, Jean-Vincent Placé a été déféré ce vendredi à 13h15 au parquet du palais de justice de Paris, a appris BFMTV de source judiciaire. L'ancien sénateur de l'Essonne a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi après une altercation dans un bar du 6e arrondissement de Paris.

Après avoir été présenté par un magistrat du parquet, Jean-Vincent Placé a été renvoyé en correctionnelle où il sera jugé le 11 juillet prochain pour "violences volontaires commises sous l'emprise de l'ivresse", "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", et "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". En attente de son procès, l'ancien sénateur a été placé sous contrôle judiciaire.

2,32 g d'alcool

Jeudi, Jean-Vincent Placé a été confronté à la jeune fille de 20 ans qu'il a insulté dans ce bar parisien. Lors de la soirée, l'ancien sénateur, très alcoolisé, l'avait traitée de "sale pute qui ne mérite que ça" après que cette dernière a refusé son invitation à danser contre rémunération. Les deux amies qui accompagnaient la jeune fille ont également été confrontées à l'élu dans la matinée de vendredi.

Après cette scène, le vigile de l'établissement avait alors sorti Jean-Vincent Placé du bar. Ce dernier avait également lancé des insultes à caractère raciste à l'attention du portier: "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir!". D'autres insultes ont été prononcées, cette fois-ci en direction des policiers de la brigade anti-criminalité des 5e et 6e arrondissements appelés sur les lieux. L'un des fonctionnaire a porté plainte pour "outrage".

Au moment de son interpellation, l'homme politique a été contrôlé avec 2,32 grammes d'alcool par litre de sang.

J.C. avec Raphaël Maillochon