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"Je me suis défendue comme je pouvais": elle maîtrise son agresseur grâce à une prise de judo

C'est la victime qui a appelé les secours (image d'illustration)

C'est la victime qui a appelé les secours (image d'illustration) - Toshifumi Kitamura - AFP

Grâce à son ancienne pratique du judo, une jeune bordelaise était parvenue à maîtriser son agresseur. Critiquée pour ne pas avoir gardé son sang-froid, elle s'est justifiée.

Elle avait mis son agresseur au tapis. Une jeune bordelaise agressée samedi dernier était parvenue à maîtriser son assaillant grâce à une prise de judo. Si de nombreux internautes ont salué la bravoure de la jeune femme, certains ont critiqué son geste, estimant qu'une personne qui pratique les arts martiaux ne doit pas faire usage de ses compétences. Elle s'est justifiée.

"C'est facile de critiquer mais ils ne savent pas comment ils auraient réagi à ma place. J'ai simplement eu peur et je me suis défendue comme je pouvais sur le moment", a-t-elle expliqué à Sud Ouest.

"Il m'a saisie à la gorge"

Marine Cans, cette jeune femme de 24 ans, a fait le récit de son agression pour le quotidien régional.

"J'étais en train de retirer de l'argent à un distributeur, (...) quand un homme blanc d'une trentaine d'années, assis à côté et visiblement très éméché, m'a interpellée. Il a commencé par me dire "t'es trop blanche", ce à quoi je n'ai pas répondu. Il s'est alors levé, m'a regardée et m'a dit "et si je te pique tes lunettes". Puis il m'a bousculée, me les a prises de force et m'a saisie à la gorge."

Sans même réfléchir, la jeune femme attrape son agresseur et lui fait une prise de judo, le renversant à terre. "Je ne suis pas championne de judo ni ceinture noire. J'avais un bon niveau quand j'étais jeune puisque j'ai été vice-championne en catégorie minime. J'avais terminé avec une ceinture bleue." Mais cela faisait plusieurs années que la jeune femme avait arrêté ce sport de combat.

"Mon but n'était pas de le tuer"

L'agresseur, au sol, est sonné. Marine Cans décide alors d'appeler les secours. "Mon but n'était pas de le tuer ni de le blesser mais seulement de me défendre", insiste-t-elle. L'attaquant a été conduit au commissariat et a passé la journée en cellule de dégrisement. La judokate a quant à elle décidé de porter plainte.

"Ce n'est pas pour moi car je sais me défendre mais pour toutes ces jeunes filles et ces personnes âgées qui ne sauront pas (...) face à ce type d'individus. Je conseille d'ailleurs à tout le monde, et surtout aux femmes, de pratiquer un sport de défense."

Pour sa part, elle compte bien s'y remettre.

C.H.A.