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Injures envers Nadine Morano: la relaxe confirmée en appel pour Guy Bedos

Guy Bedos avait notamment qualifiée Nadine Morano de "conne".

Guy Bedos avait notamment qualifiée Nadine Morano de "conne". - Capture BFMTV

En septembre 2015, le tribunal correctionnel de Nancy avait déjà relaxé l'humoriste attaqué pour "injures publiques" par Nadine Morano. Le parquet avait alors fait appel.

La cour d'appel de Nancy a confirmé le jugement du tribunal correctionnel datant de septembre 2015. Guy Bedos a été relaxé dans son procès qui l'opposait à Nadine Morano. Cette dernière le poursuivait pour "injures publiques envers un citoyen chargé d'un mandat public".

D'après Le Point, qui a pu consulter l'arrêt de la cour d'appel, la juridiction lorraine ne s'est pas prononcée sur la qualification ou non d'insultes mais sur le lien entre ces invectives et la fonction d'élue de Nadine Morano. "Le seul fait, pour Guy Bedos, de s'interroger sur la qualité d'élue de Mme Morano et d'y faire référence (...) ne constitue pas une critique (...) de ses fonctions politiques", considère la cour. 

"L'impartialité de la justice" dénoncée

Critiquant le motif retenue par la cour qui estime que cette plainte se situe sur le domaine privée, Nadine Morano a vivement réagi. "En France, au nom d'une liberté d'expression hautement dévoyée, un homme s'arrogeant le statut d'humoriste dispose de la liberté d'insulter en toute impunité", a dénoncé l'eurodéputée s'en prenant à l'"impartialité de la justice"

En octobre 2013, l'humoriste avait déclaré lors d'un spectacle donné à Toul, ville où l'eurodéputée était alors conseillère municipale: "Ah, Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l'avez échappé belle ! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne ! Ah, la salope... Qu'elle est vulgaire, mais qu'elle est conne, celle-là. Je l'emmerde !"

Jugé en première instance en septembre 2015, Guy Bedos, 82 ans, avait été relaxé. Le tribunal de Nancy estimant qu'il était resté dans la "loi du genre" et qu'il n'avait "pas dépassé ses outrances habituelles". A l'audience, le procureur Pierre Kahn avait estimé que "la limite (avait) été franchie" lors de ce spectacle et avait fait appel de ce jugement.

J.C.