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"Il y a eu une insulte à caractère raciste": un témoin raconte l’interpellation policière tendue à Lille

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L'IGPN a été saisie après cette interpellation policière survenue le 18 mai à Lille.

Le parquet de Lille a annoncé mardi avoir saisi la police des polices pour enquêter sur une intervention tendue dans la nuit du 17 au 18 mai dans un quartier populaire de la ville et dont une vidéo a été diffusée sur internet.

Selon une source policière, les fonctionnaires avait été appelés suite des violence près du lycée Baggio, boulevard d'Alsace. Un contrôle d'identité avait alors été effectué préalablement à des interpellations. 

Dans une vidéo publiée sur Twitter et visionnée 500.000 fois depuis sa mise en ligne, on peut voir ces policiers en train de faire reculer des personnes sur un trottoir à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Toujours selon une source policière, ces derniers se seraient "mêlé de la situation" tandis que les fonctionnaires avaient appelé des renforts. Dans la vidéo, on peut notamment entendre des "bouge" et "recule" lancés par les fonctionnaires de police aux individus. 

"Je veux bien qu'il y ait des dispositifs pour écarter la foule... Mais tu fais ça pour écarter un groupe de 50 personnes, pas deux personnes qui veulent juste rentrer chez elles", estime sur BFMTV un témoin de la scène.

"C'était la confusion"

C'est alors qu'un véhicule klaxonne de l'autre côté du boulevard, relate une source policière. Les policiers tentent alors d'effectuer un contrôle mais le véhicule présent redémarre à leur arrivée, avant de s'arrêter à nouveau quelques mètres plus loin devant un autre point de contrôle. Des insultes racistes sont alors entendues par le témoin, sans qu'il puisse cependant en déterminer l'origine, explique-t-il.

"À ce moment là, il y a eu une insulte à caractère raciste (...) Je ne peux pas dire de qui à qui, c'était la confusion, déclare-t-il. On entend bien que c'est un homme qui dit, je pense, "fils de pute de bougnoule".

Deux policiers frappent ensuite la vitre de la conductrice qui avait redémarré à coups de matraque en la brisant. Un troisième fonctionnaire tient pendant ce temps le véhicule en joue avec son arme. 

La conductrice a porté plainte après cette interpellation et l'Inspection générale de la police nationale a quant à elle été saisie par la procureure de la République de Lille afin de connaître les circonstances exactes de ce contrôle.

Juliette Mitoyen